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Equipe diocésaine des groupes de prière du renouveau charismatique

Equipe diocésaine des groupes de prière du renouveau charismatique L’équipe diocésaine des groupes de prière du renouveau permet un échange et un enrichissement mutuel entre les groupes de prière de l’Oise.

 

 

L’équipe diocésaine des groupes de prière du renouveau permet un échange et un enrichissement mutuel entre les groupes de prière de l’Oise. Elle est composée d’un représentant par secteur géographique du diocèse, et depuis 2009 d’un représentant des Communautés nouvelles (l’Emmanuel, les Béatitudes, le Chemin Neuf), accompagnés d’un prêtre délégué de l'évêque.

 

Téléchargez la liste des groupes de prière du renouveau charismatique existants dans l'Oise.
 


Hier et aujourd'hui

Historique

Le Renouveau et la Pentecôte

L'effusion de l'Esprit

Les charismes

Les réunions de prière

Quelques textes

 


Hier et aujourd'hui

Hier

Le jour de la Pentecôte, Pierre se leva et dit :

"Ces gens-là ne sont pas ivres, comme vous le pensez, car il est seulement neuf heures du matin. Mais ce que vous voyez, c'est ce que le prophète avait annoncé. Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai mon Esprit sur toute chair, vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens contempleront des visions, et vos vieillards auront des songes.
Oui, en ces jours-là je répandrai mon Esprit sur mes serviteurs et sur mes servantes"

(Ac 2, 14-18)

 

 

et aujourd'hui
Un peu partout dans le monde, des gens de plus en plus nombreux disent avoir fait la même expérience de la venue de l'Esprit Saint, qui «tombe sur» eux comme sur les apôtres, transforme profondément leur vie, et leur donne la joie et le dynamisme des premiers chrétiens.
Comme pour les apôtres, cette venue de l'Esprit s'accompagne de dons plus ou moins visibles. Certains d'entre eux (comme la prophétie, la prière en langues, la guérison) peuvent étonner, comme ils étonnaient jadis les contemporains des apôtres.
Mais le désir de se livrer totalement au Christ, le goût de la prière retrouvé, la fraternité joyeuse en Jésus Christ, la disponibilité aux appels de l'Esprit, et le besoin de faire connaître Jésus, sont autant de signes qui ne trompent pas.

L'Esprit-Saint est à l'oeuvre : Il nous interpelle.

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 Historique

Déjà, au début de l'Eglise Dieu envoie son Esprit sur Corneille, qui était païen et les chrétiens qui accompagnent Pierre sont choqués de voir que l'Esprit tombe sur des païens et pas seulement sur eux (Ac. 10,48 ; 11,15)

Dans la deuxième partie du dix-neuvième siècle, des centaines de milliers de chrétiens russes orthodoxes font l'expérience d'une venue en puissance du Saint-Esprit, et redécouvrent certains dons qui semblaient réservés à l'Église primitive. Traversant le Caucase, Ils apportent ce souffle de Pentecôte à des chrétiens d'Arménie... qui vont émigrer aux États-Unis.
Pendant ce temps, quelques chrétiens protestants américains étaient réunis pour étudier la Parole de Dieu. Ils avaient conscience du décalage qui existait entre le dynamisme joyeux de l'Église primitive et la morne somnolence de tant d'assemblées chrétiennes.
En regardant la Bible de près, ils concluent : ce qui manque à nos églises, c'est une nouvelle venue de l'Esprit Saint qui puisse redonner aux chrétiens le même dynamisme qu'aux apôtres.
Bien sur, l'Esprit était toujours à l'oeuvre dans l'Église, mais pourquoi semblait-il souffler avec moins de force ? Cette pentecôte du début de l'Église ne pouvait-elle être vécue aujourd'hui ? Ne pouvait-on, comme les apôtres, se remettre totalement à la disposition de Dieu et attendre de Lui un même renouvellement radical par la venue de son Esprit ? Une parole de Jésus revenait sans cesse :

«Si votre enfant vous demande un poisson, quel père lui donnera un serpent ? et si votre enfant vous demande un oeuf, quel père lui donnera un scorpion ? Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel donnera l'Esprit Saint à ceux qui le lui demandent » (Lc 11, 11 -13)

Faisant confiance à Jésus, ce petit groupe se mit à prier en demandant l'Esprit Saint de la Pentecôte. Le 31 décembre 1900, une étudiante fit brusquement l'expérience de la paix et de la joie du Christ, et commença à prier Dieu en langues. Le Pentecôtisme était né.
Les Eglises protestantes commencèrent par refuser de telles expériences. Et les pentecôtistes formèrent leurs propres églises qui, dans un premier temps, se durcirent en cercles étroitement fermés. Mais le dynamisme du pentecôtisme était tel que, en quelques dizaines d'années, il rassembla plusieurs millions d'adeptes.

Vers 1950, d'autres protestants s'interrogèrent à leur tour. Pour annoncer Jésus Christ avec audace et porter témoignage, ne fallait-il pas accepter de faire cette même expérience de Pentecôte ? Mais fallait-il pour cela quitter sa propre Eglise ?
En même temps, certains Pentecôtistes, comme David du Plessis, commençaient à prêcher la puissance du Saint-Esprit à l'intérieur des grandes Eglises historiques.
Des chrétiens protestants firent à leur tour l'expérience du Saint-Esprit, tout en restant dans leur Eglise. Ce fut le début d'un grand renouveau des Églises protestantes.

Au début de 1967 enfin, un petit groupe de chrétiens catholiques de Pittsburgh, aux Etats-Unis, s'interrogèrent de la même façon. Eux aussi disent avoir fait l'expérience de la Pentecôte, recevant l’Esprit Saint. Ils commencèrent alors une nouvelle page de leur vie, désormais toute guidée par l'Esprit
(cf. K. et D. Ranaghan, Le retour de l'Esprit, Paris, Cerf, 1973).
Le Renouveau Charismatique pénétrait l'Église catholique.

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Le Renouveau et la Pentecôte

A la base de ce Réveil actuel, il y a l'expérience de la Pentecôte telle qu'elle nous est présentée dans les Actes des Apôtres : Avant de quitter cette terre, Jésus avait dit à ses disciples:

«Jean-Baptiste a baptisé dans l'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que, d'ici quelques jours, vous serez baptisés... Vous recevrez une force, lorsque l'Esprit Saint viendra sur vous. Vous serez alors mes témoins, à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre ».
(Ac. 1,4-8)

Jésus annonce donc à ses disciples qu'ils vont être baptisés dans l’Esprit Saint.

Que signifie ce «baptême» ?
Choisis par le Christ, reliés à Lui, les apôtres vivent certainement déjà de la vie baptismale que les chrétiens reçoivent au baptême. Ils ont participé au Dernier Repas de Jésus et ont reçu le pouvoir de refaire l'eucharistie ; ils ont reçu le Saint-Esprit pour le pardon des péchés (Jn 20, 23).
Dans notre langage, ils sont prêtres, et même évêques ; ils sont même plus que des évêques, puisqu'ils sont les apôtres. Alors, pourquoi doivent-ils recevoir à nouveau le Saint-Esprit ? Pourquoi ce "baptême dans l'Esprit Saint" ?

Jésus lui-même le dit : les apôtres ont besoin de recevoir à nouveau l'Esprit Saint, qui est la force de Dieu, et alors ils seront capables d'être témoins de Jésus (Lc 24, 49 ; Ac 1, 8).
Cette promesse, Luc la voit réalisée le jour de la Pentecôte. Les signes qui apparaissent - bruit, langues de feu, parler en langues, audace, ivresse de Dieu, - attestent que Jésus est en train d'accomplir sa promesse : Jésus répand sur eux son Esprit.

Pierre lui-même dira un peu plus tard que la venue de l'Esprit à la Pentecôte, la descente de l'Esprit sur Corneille, et le baptême dans l'Esprit Saint sont une même réalité : «J'avais à peine commencé à parler que l'Esprit Saint tomba sur eux (= Corneille et ses amis), tout comme sur nous au début (= la Pentecôte).Je me suis souvenu alors de la parole du Seigneur: Jean a baptisé dans l'eau, mais vous, vous allez être baptisés dans l'Esprit Saint». (Ac 11, 1516)

Poussés désormais par la force même de Dieu, les apôtres deviennent les témoins efficaces de la Résurrection de Jésus. Pierre et les autres sortent immédiatement au-devant des gens; eux, qui ont toujours eu peur de parler, proclament soudain avec assurance leur foi en Jésus Christ ; et aussitôt se forment les premières communautés chrétiennes.

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L'effusion de l'Esprit  ou le baptême dans l'Esprit-Saint

c'est la venue de l'Esprit-Saint sur quelqu'un, accompagnée de signes perceptibles à celui qui le reçoit et à ceux qui l'entourent. (cf. Ac 2, 1 ss ; 4, 31 ss; 8, 14 ss; 9, 17 ss; 10,44 ss ; 11, 15 ss ; 19,6 ss).

L'Esprit-Saint donne à celui sur qui il descend une force pour être témoin et les dons nécessaires à la communauté chrétienne et à la mission.
Comme le dit Luc (Ac 1,8), c'est Jésus et Lui seul qui baptise dans l'Esprit Saint. Il n'a pas besoin des hommes pour cela.
Souvent dans les siècles passés, et parfois encore aujourd'hui, Jésus baptise dans l'Esprit Saint quelqu'un qui est seul en prière dans sa chambre.
Mais le plus souvent, à l'heure actuelle, Jésus donne son Esprit au sein d'une prière communautaire ou les participants prient pour celui qui le demande, en refaisant sur lui un simple geste de prière des premiers chrétiens : l'imposition des mains. Probablement pour nous apprendre à briser notre individualisme et notre orgueil, et nous redonner le sens de la communauté chrétienne.
Ce geste n'a rien de magique ni de sacramentel : c'est une simple prière de demande. Souvent le Seigneur exauce aussitôt la prière de la communauté qui s'appuie sur sa propre parole (Luc 11, 11-13), mais pas toujours. Là encore, c'est le mystère du plan de Dieu, qui donne son Esprit quand il veut...
On constate toutefois que l'Esprit de Dieu demande à être reçu par un cœur conscient de sa petitesse devant Dieu et prêt à TOUT pour Jésus, c'est-à-dire un cœur qui se convertit (Ac 2, 38).

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Les charismes ou don de l'Esprit

Certains dons semblent donnés à tous, comme le goût renouvelé de la prière, une paix et une joie profondes, un sens beaucoup plus vif de la présence du Christ, une compréhension nouvelle de la parole de Dieu, un sens plus aigu de la faute, l’appel à vivre en communautés fraternelles, le désir d’annoncer Jésus Christ par toute sa vie.

Mais l’Esprit distribue aussi des dons plus particuliers pour le service de la communauté. On les appelle les "charismes".
Paul en donne une liste en 1 Co 12 :

"L’un reçoit une parole de sagesse, tel autre une parole de connaissance, tel autre un don de foi, tel autre un don de guérison, tel autre la puissance de faire des miracles, tel autre un don de prophétie, tel autre un don de discernement, tel autre un don de prier en langues, tel autre un don d’interprétation."

Les divers dons se complètent, si bien que ceux qui les ont reçus ont soif de retrouver la communauté entière. La force spirituelle d’une telle communauté est alors extraordinaire : c’est celle même de l’Esprit Saint, qui répartit ses dons "en vue du bien commun, comme il l’entend".

Tous ces dons, tous ces charismes, existaient couramment dans l’Eglise primitive, et les apôtres n’hésitaient pas à les demander, non pour eux-mêmes, mais pour avoir la force et l’audace de témoigner (cf. AC 4, 30-31 ; 2Co 12, 12 ; Mc 16, 17-20).

Nous les voyons à nouveau répandus chez ceux qui ont été renouvelés par l’Esprit Saint.

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Les réunions de prière

C'est là qu'ils se retrouvent en petites communautés, soudés ensemble par l'Esprit de Jésus, dans l'amour fraternel. C'est là qu'ils prennent davantage conscience de la présence de Jésus vivant au milieu d'eux. C'est là qu'ils se ressourcent et se mettent à la disposition de l'Esprit. Une telle prière redonne la Paix et la Joie du Seigneur ; elle renouvelle l'audace de témoigner.

Pas de règles précises. Persuadés que l'Esprit les conduit à Jésus, les participants se laissent mener par l'Esprit Saint, qui suscite et guide la prière. On y remarque une très grande spontanéité dans les paroles et dans les gestes, un accent très fort mis sur la louange, et une participation de toute l'assemblée par la reprise de courts refrains : «Amen», «Alleluia», «Merci, Seigneur», «Béni sois-tu, Seigneur» etc.

Dans cette assemblée, certains dons de l'Esprit (ou "charismes") trouvent l'occasion de s'exprimer, comme le don de sagesse, le don de connaissance, le don de foi, le don de prophétie, le don de prière en langues, le don d'interprétation.

Pour que, tout au long de la prière, l'assemblée demeure sous la mouvance de l'Esprit, le don de discernement est particulièrement utile. L'assemblée elle-même peut déjà discerner, mais également ceux qui ont reçu ce don, et tout particulièrement celui qui est responsable de la communauté.

Est-il nécessaire de dire que cette prière ne rejette pas au second plan l'eucharistie, mais qu'elle n'en est que le complément ? Tous ceux qui ont reçu le "baptême dans l'Esprit" ou "effusion de l'Esprit" connaissent une redécouverte très profonde de l'Eucharistie qui redevient la nourriture indispensable de leur vie d'enfants de Dieu.

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Quelques textes officiels

1951

Le cardinal Ch. JOURNET
Extrait de son livre, "L'Eglise du Verbe Incarné", Desclée de Brouwer, 11, pages 505-506.

L'Esprit Saint viendra au secours de son Église par des voies exceptionnelles. Aux moments décisifs de son histoire, il lui enverra des renforts inespérés. Il suscitera en elle des miracles de force, de lumière, de pureté : dans la hiérarchie, ou dans le peuple fidèle, des hommes et des femmes se lèveront (...). Ils auront, pour annoncer leur message, tant de netteté dans le cœur (...), que le monde, secoué de sa léthargie, croira ré-entendre les apôtres. Ils feront des miracles, ils discerneront les esprits, ils parleront en langues. Ils seront les vrais prophètes. Ils prophétiseront (...) pour éclairer, à la lumière de la Révélation, le mouvement de leur époque et les besoins de l'humanité. En eux reparaîtront, sous une forme adaptée aux conditions nouvelles de la vie de l'Église, les grâces charismatiques qui, au témoignage de l'écriture, furent élargies aux premiers chrétiens (1 Co 12, 7-11).
Ces venues de l'Esprit dans l'Eglise, ces visites, pourront se borner parfois à des secours miraculeux. Mais, le plus souvent, les manifestations charismatiques de l'Esprit Saint ne seront elles-mêmes que le signe extérieur, le contre-coup sensible d'une effusion surnaturelle, incomparablement plus précieuse encore, de grâce et de sainteté.

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1963-1965

Constitution sur l'Eglise

§ 4 : L’Esprit Saint édifie et dirige l'Eglise par des dons variés, tant hiérarchiques que charismatiques (...).

§ 12 : L'Esprit Saint, non seulement sanctifie le peuple de Dieu, le conduit et l'orne de vertus au moyen des sacrements et des ministères, mais aussi en distribuant à chacun ses dons comme Il lui plaît. Il dispense également parmi les fidèles de tout ordre des grâces spéciales qui les habilitent à assumer des activités et des services divers, utiles au renouveau et à l'expansion de l'Eglise, suivant ces paroles : "à chacun, la manifestation de l'Esprit est donnée en vue du bien commun". Ces charismes, qu'ils soient extraordinaires ou plus simples et plus répandus, sont ordonnés et adaptés d'abord aux besoins de l'Eglise : ils doivent donc être accueillis avec gratitude et joie spirituelle.

Décret sur l'apostolat des laïcs

§ 3 : Pour l'exercice de l'apostolat, le Saint Esprit, qui sanctifie le peuple de Dieu par les sacrements et les ministères, accorde en outre aux fidèles des dons particuliers, pour que tous et chacun, selon le charisme reçu, se mettent au service des autres, et soient eux-mêmes comme de bons intendants de la grâce multiforme de Dieu, en vue de l'édification du corps tout entier dans l'amour. La réception de ces charismes, même les plus simples, entraîne pour chaque croyant le droit et le devoir d'exercer ces charismes dans l'Eglise et dans le monde, pour le bien des hommes et l'édification de l'Eglise, dans la liberté de l'Esprit Saint, en communion avec ses frères dans le Christ et très particulièrement avec ses pasteurs.

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1975

PAUL VI - Discours au congrès du Renouveau Charismatique Catholique
(Doc. Cath. 1975, n°1678, col. 562-563).

L'Eglise et le monde ont besoin plus que jamais que le prodige de la Pentecôte se poursuive dans l'histoire. En effet, grisé par ses conquêtes, l'homme moderne a fini par s'imaginer que, selon les expressions du dernier Concile, il est à lui-même sa propre fin, le seul artisan et démiurge de sa propre histoire. Hélas ! Chez combien de ceux-là mêmes qui continuent, par tradition, à professer son existence, et, par devoir, à lui rendre un culte, Dieu n'est-il pas devenu un étranger dans leur vie ? Rien n'est plus nécessaire à un tel monde, de plus en plus sécularisé, que le témoignage de ce « renouveau spirituel » que nous voyons le Saint-Esprit susciter aujourd'hui dans les régions et les milieux les plus divers. Les manifestations en sont variées : communion profonde des âmes, contact intime avec Dieu dans la fidélité aux engagements pris lors du baptême, dans une prière souvent communautaire où chacun, s'exprimant librement, aide, soutient, nourrit la prière des autres, et, à la base de tout, une conviction personnelle, qui n'a pas sa source uniquement dans un enseignement reçu par la foi, mais aussi dans une certaine expérience vécue, à savoir que, sans Dieu, l'homme ne peut rien, qu'avec lui, par contre, tout devient possible : d'où ce besoin de le louer, de le remercier, de célébrer les merveilles qu'il opère partout autour de nous et en nous. L'existence humaine retrouve sa relation à Dieu, ce qu'on appelle la « dimension verticale » sans laquelle l'homme est irrémédiablement mutilé. Non certes que cette recherche de Dieu apparaisse comme une volonté de conquête ou de possession ; elle veut être pur accueil de Celui qui nous aime et librement se donne à nous, désirant, parce qu'il nous aime, nous communiquer une vie que nous avons à recevoir gratuitement de lui, mais non pas sans humble fidélité de notre part. Et cette fidélité doit savoir unir l'action à la foi, selon l'enseignement de Jacques : « De même que le Corps sans âme est mort, la foi sans les oeuvres est morte » (Jc 2, 26). Comment alors, ce « renouveau spirituel ». ne pourrait-il pas être une chance pour l'Eglise et pour le monde ?

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1981

JEAN-PAUL II - Discours aux représentants du Renouveau Charismatique Catholique
(Doc. Cath. 1981, n°1810, col. 569).

Le pape Paul VI a décrit le mouvement du renouveau dans l'Esprit comme « une chance pour l'Eglise et pour le monde ». Et les six années qui se sont écoulées depuis ce congrès ont justifié l'espoir Inspiré par cette vision. L'Eglise a vu les fruits de votre attachement à la prière dans un engagement approfondi pour la sainteté de la vie et l'amour pour la Parole de Dieu.

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1983

JEAN-PAUL II - Discours aux évêques français de la région Midi (Doc. Cath. 1983, n° l844, col. 73).

J'en viens à un aspect complémentaire : la forte recherche spirituelle qui se fait chez nombre de chrétiens. Je parle plus explicitement du renouveau spirituel ( ... ). Si tout cela demande accompagnement et vigilance, c'est avant tout une grâce qui vient à point pour sanctifier l'Eglise. Nous ne devons pas en être surpris ( ... ). C'est l'Esprit qui aujourd'hui travaille l'Eglise par ces courants spirituels dont nous découvrons l'existence avec reconnaissance. A travers ces courants, se manifeste un goût renouvelé pour la prière, une prière qui est à la fois personnelle et communautaire, louange et intercession, qui se veut contemplation et source d'évangélisation. Oui, l'Esprit est à l'oeuvre dans ces manifestations, pourvu qu'elles soient fondées sur la Parole de Dieu, alimentées aux sources sacramentelles, enracinées dans l'Eglise.

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1987

JEAN-PAUL Il - Discours aux évêques français de la région Nord  (Doc. Cath. 1987, n° 1935, col. 235).

Aujourd'hui il y a une autre chance : celle des groupes de prière qui se sont multipliés, dans l'Eglise catholique comme en d'autres communautés ecclésiales, et cela spontanément, d'une façon imprévue. La prière peut s'y dérouler de façon classique ; elle peut aussi chercher le soutien de manifestations plus exubérantes. Plus d'un pasteur a accueilli ce mouvement avec circonspection. Et, de fait, il faut toujours veiller à ce qu'une authentique doctrine inspire ce type de recours à la prière, à ce que la qualité ecclésiale, en relation avec les ministres des sacrements, soit bien respectée, à ce que les tâches de charité et de justice ne soient pas désertées.
Par ailleurs, le dynamisme et la générosité de ces groupes ne devraient pas empêcher les autres initiatives dans l'animation des communautés paroissiales.
Mais, avec le discernement qui convient, on peut parler d'une grâce venue à point pour sanctifier l'Eglise, y renouveler le goût de la prière, faire redécouvrir, avec l'Esprit Saint, le sens de la gratuité, de la louange joyeuse, de la confiance dans l'intercession, et devenir une nouvelle source d'évangélisation.

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