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Chroniques florales

Célébrer par les fleurs, l'art floral au service de la liturgie; voilà ce qui motive les laïcs qui viennent se former 2 fois par an.

L'objectif est d'apprendre une nouvelle technique sur un thème donné en fonction du temps liturgique et de la saison, dans le but de fleurir l'église de leur paroisse.

Chronique florale n°18 - février 2014

La beauté de la nature est l'expression du mystère divin. JP Tibbérine

L'art floral au service de la liturgie a pour but de sensibiliser à cette beauté et d'aider à la découvrir dans les végétaux que Dieu met si généreusement à notre disposition. Dans nos églises, cette beauté favorise la rencontre de l'Homme avec Dieu.

Aussi, les fleuristes veilleront à ne pas dénaturer ces fleurs, branchages, tiges, feuillages par des arrangements sophistiqués ou par un manque de respect de ce qui fait leur beauté. Des connaissances techniques permettront d'acquérir un savoir faire indispensable pour les disposer au mieux. C'est tout un programme vaste, éclectique et passionnant.

Le Diocèse de Beauvais propose 4 journées de formation par an. La prochaine aura lieu le jeudi 10 avril 2014. Le thème en sera «le fleurissement du cierge pascal ». On utilisera des végétaux de saison que l'on aura coupé dans nos jardins familiaux, des tulipes, du forsythia, etc... Chaque journée commence par un temps de prière, puis de réflexion liée à la liturgie du thème du jour, et on passe aux ateliers. Chacune réalise une ou deux compositions pour son église .

Passer d'une réalité visible à une réalité invisible, c'est ce que dit Saint Paul dans son épître aux Romains 1, 20 : « Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, ce qui de lui est invisible : sa puissance éternelle et sa divinité. »

Rolande Delaunay

 

Chronique florale n°17 - décembre 2013

La souche de JESSE fleurira en Rose de Noël

Quelle belle harmonie avec la nature, de notre calendrier liturgique, que l'épanouissement de ces hellébores pour NOEL ! Secrètement, alors que leurs voisines se fanent, meurent peu à peu pour renaître au printemps, de jolies fleurs en forme d'étoile et d'une blancheur immaculée apparaissent sous de larges et épaisses feuilles en forme d'étoiles. Aussi, celles-ci protégeront-elles la fleur de la pluie, de la neige, du gel pendant l'hiver. Blancheur et Étoile quel beau sujet de méditation nous avons là !

De ces roses de Noël, faisons un bouquet, que peut-être un enfant déposera au pied de l'Enfant Jésus pendant l'office de Noël et puis dans nos maisons ; à chacun de trouver l'endroit qui la « noëllisera ». Il faut prévoir une coupe assez basse, car les tiges ne sont pas longues, dans cette coupe, préférons un pique fleur à l'oasis, car sa majesté l'hellébore se porte mal dans la mousse florale et, précaution supplémentaire, il faudra dès la cueillette, plonger les tiges dans 5 centimètres de sel fin afin de cautériser les canaux qui laisseraient échapper dans l'eau le liquide laiteux qui alimente la fleur. Pensons à utiliser les feuilles qui mettent les fleurs en valeur. Regarder aussi chaque tige pour ne pas contrarier la nature et la poser dans le sens dans lequel elle a poussé. Ici Colette Samson a ajouté quelques branches de fusain panaché, des pommes de pin sequoia et une bougie.

"Un rameau sortira de la souche de Jessé, un rejeton de ses racines ; sur lui reposera l'Esprit du Seigneur. " Isaïe 2 /12

Rolande Delaunay

Pour ce temps de l'Avent, un chant vous est proposé par le Service diocésain : "Vienne la rosée"
 

Chronique florale n°16 - 15 août 2013

Assomption de la Sainte Vierge

Par l'Assomption, Marie entre dans la gloire de DIEU. En ce 15 août, elle nous visite et nous chante son Magnificat.

15-aout-2013.jpg

La tradition populaire a très tôt prié Marie comme « la mère de Dieu ». Les fêtes de Marie se sont alors multipliées dans notre calendrier liturgique, dès le concile d’Éphèse ; puis au Moyen Age, et ensuite aux conciles de Trente et de Vatican II. Parallèlement -au Moyen-Age surtout- des chapelles furent construites et dédiées à Marie. Elles restent à nos yeux la preuve vivante de cette profonde dévotion. Profitons-en pour ouvrir et fleurir ces chapelles d'un simple bouquet. Utilisons les fleurs des alentours. Ainsi, on fêtera MARIE et on rendra grâce à Dieu de sa bonté et de sa tendresse à mettre tant de beauté sous nos yeux. Dans le Diocèse de Beauvais, on dénombre bien des chapelles sous le vocable de Marie.

A notre époque, la dévotion à Marie se manifeste dans nos églises autour des statues par de nombreuses compositions : plantes en pot, bouquets plus ou moins somptueux, évoquant la souffrance humaine et les grâces reçues. Des pèlerinages fréquents demeurent ici ou là.

Ici la composition encercle une représentation moderne de la Vierge. Elle a été réalisée avec des fleurs des jardins familiaux : roses, gypsophile, scabieuse, delphinium, gora, ceanothe, etc... Elle devrait permettre à ceux qui la voient et la contemplent d'aller au delà de ces quelques fleurs, à la rencontre du Seigneur Créateur de toute beauté.

"Reine des Anges, réjouis toi ! Déjà l’Église en toi contemple la création transfigurée"
Fête de l'assomption

Rolande Delaunay

Chronique florale n°15 - août-septembre 2012

Sans fin Seigneur, je chanterai ton amour.

Sans fin les fleurs chantent l’amour de Dieu. Dans la nature on trouve des fleurs en toute saison et sur la terre entière : richesse infinie de la création inscrite dans le cycle de la vie et symbole vivant de l’amour de Dieu. Elles viennent embellir jusqu’aux friches et terres incultes les plus arides. C’est pour moi comme un regard de rédemption de salut que le Seigneur apporte même là à notre monde.

pour chronique 15 de sept2012.jpgLes personnes qui fleurissent les églises sont-elles conscientes que leur composition florale rassemble toute la création et la présente en offrande à Dieu ? On sent ici pourquoi il est important d’utiliser les fleurs de notre environnement. Car c’est rendre à Dieu ce qu’Il nous offre si généreusement.

Prier, méditer sur ce thème, c’est par là que commence toute journée florale à la Maison Diocésaine ; puis, on passe à la technique en atelier. C’est alors la recherche du sens de la pousse, de la ligne, du contenant répondant le mieux à l’endroit que l’on aura choisi, décidé de fleurir... etc. Tout cela pour rendre la composition signifiante et belle mettant les fleurs en valeur et permettant à celui ou celle qui la contemplera de rencontrer le Créateur en passant d’une réalité visible à une réalité invisible.

Le 22 mai dernier, le groupe a préparé la Pentecôte. En voici deux photos : l’une prise en début de journée et l’autre en fin de journée. On y voit la composition réalisée par l’une des participantes avec les fleurs de son jardin. Cette composition était destinée à l’ambon d’une petite église de campagne

"La composition florale est un jardin d’épiphanie ou Dieu peut nous révéler sa beauté et sa bonté."   Frère Didier de Tamié

                               Rolande Delaunay
 

Chronique florale n°14 - mars 2012

Réjouis-toi Marie, le Seigneur est avec toi !

En plein carême, nous nous acheminons vers les mystères douloureux, auxquels Marie est associée. Or voilà que le calendrier nous plonge subitement dans le mystère le plus joyeux qui soit : l’incarnation du Christ en Marie. Et peu à peu la personnalité de Marie se dévoile : discrète, humble, généreuse.
Depuis ce beau jour de printemps auquel la nature s’associe elle aussi, les peintres et les sculpteurs n’ont cessé de représenter la Vierge entourée de symboles parmi lesquels on trouve un jardin, une source vive, des arbres et des fleurs : emblèmes de l’incarnation et signes fructueux du Christ.
Bien que, pendant le carême, les fleurs soient absentes de nos églises, nous proposons de fleurir Marie ce 25 mars afin de lui témoigner notre amour et notre reconnaissance pour le rôle qu’Elle a joué, joue encore, et jouera toujours dans notre humanité.
Colette Samson nous propose cette composition qu’elle a réalisée dans l’Eglise ST Etienne de Beauvais au pied de la superbe statue polychrome du XVIII ème siècle. 


Colette a utilisé des chatons, du saule crevette, de la cordyline, quelques amaryllis et quelques roses blanches.

 

Marie qui pleure, Marie qui rit ; fais nous comprendre notre vie !

                                                                                 Rolande Delaunay 

 Chronique florale n°13 - décembre 2011

« JESUS, fleur éclose sur la souche de JESSE » 
C’est saint François d’Assise, ce chantre de la beauté et ami des animaux, qui inventa la première crèche à Greccio près d’Assise en 1223. Son idée fit son chemin pour arriver jusqu’à nous… puisque des crèches sont installées chaque année dans nos maisons, dans nos églises. Certes, on en voit de moins en moins dans les vitrines, le chrétien français n’expose pas sa foi !! Cependant chaque année les Amis de Jeanne Hachette installent une crèche sur la place de la Mairie de Beauvais ; Qu’Ils en soient remerciés.

Dans les familles, on essaie d’imaginer où Jésus naitrait en 2011 : sans doute serait-il entouré de pauvres, de sans-abri, de SDF. Dans nos églises, les catéchistes ont à cœur d’y associer les enfants : bel exemple de foi !

Les fleuristes complètent par une décoration simple faite de végétaux trouvés dans la nature; ici des pommes de pin, du lierre. Il est possible que la crèche de François eut ressemblé à celle-ci puisqu’Il l’avait installée dans une grotte. Rien de somptueux, de couteux, qui s’opposerait à la pauvreté de Dieu qui se fait Homme.

Il s’agit avant tout de rappeler au monde les paroles de Saint Paul « Ce qui est d’origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui est rien : voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose, afin que personne ne puisse s’enorgueillir devant DIEU »

Que toute crèche soit porteuse de PAIX, de JOIE et d’ESPERANCE !
                                                                                    Rolande Delaunay

 

Chronique florale n°12 - septembre 2011

Bonne rentrée !

Pour beaucoup, c’est une année nouvelle qui commence. Pour les écoliers, les étudiants et tous ceux qui ont la chance de débuter une vie professionnelle. Pour les autres, peu de changement sauf que la nature s’impose avec sa composante cyclique des jours et des saisons ; et sa répercussion dans nos jardins et dans nos compositions florales qui, peu à peu, nous achemineront vers l’Avent.

Dans notre vie de foi, les activités reprennent avec des idées nouvelles et un dynamisme renouvelé par le repos estival. Dans nos églises, nous avons à accueillir les nouveaux arrivants. Je vous propose de le faire avec un bouquet d’accueil évolutif, qui pourra durer jusqu’à la nouvelle année liturgique. Il est composé essentiellement d’hydrangeas hortensias simples à fleurs rondes, et d'hydrangeas quercyfolias à fleurs se développant en pointes.
1ère étape : on installe fleurs et feuilles dans un vase avec de l'eau.
2eme étape (un mois plus tard) : on ote les feuilles fanées. L'eau du vase s'est évaporé, on n'en remet pas ; la fleur a séché peu à peu mais est restée belle. Il est nécessaire de recomposer l'ensemble de manière à cacher les grandes tiges dénudées avec des fleurs plus courtes.
3ème étape : pour l’Avent, on démontera le tout et on dorera les fleurs d'hortensias qui serviront à orner la crèche.

Ainsi nous utiliserons au mieux ces végétaux que DIEU nous offre si généreusement
et grâce à elles, nos églises seront accueillantes et vivantes.

Que tout chante ta gloire ô dieu de tendresse par les beautés offertes :
beauté du travail des fleuristes, beauté de ton image dans la Creation !

Rolande Delaunay

 

Chronique florale n°11 - Jeudi saint

La table de la sainte Cène

La veille de sa mort, Jésus réunit ses disciples pour un repas et prononce les paroles qui, aujourd’hui, nourrissent notre foi.
Il est probable que la table sur laquelle étaient posés le pain et le vin été différente de l’autel actuel, différente aussi de celle que, au cours des siècles, les Peintres ont imaginée ; Pour Léonard de Vinci c’est un tréteau sur lequel est posé une planche recouverte d’une nappe blanche aux plis bien marqués ; Il place le Christ au milieu de ses apôtres et on voit Jean qui incline la tête sur l’épaule de son ami.
Dans nos églises, la table de communion des fidèles a disparu et la manière de faire a évolué. Avant le concile de Vatican II, les fidèles recevaient le corps du Christ dans la bouche à genoux sur une marche séparée du chœur par une grille, et les mains jointes. Avec le concile, les choses ont évolué vers une Communion plus proche de l’autel, que l’on reçoit dans une attitude de dignité, c’est à dire debout les mains formant un trône comme disait Cyrille de Jérusalem au IV siècle.
Pendant la période de Noël, pour s’associer aux festivités que la ville mettait en œuvre, les fleuristes d’églises de Beauvais ont organisé une exposition dans l’église St Etienne. Parmi les sujets traités, s’y trouvait la table de la CENE.
Quoi de plus parlant que cette table avec ses 13 assiettes, 13 verres et 13 petits pains !
Le décor y était très sobre, composé de pommes de pin, de rondins de bois servant de bougeoirs.
Quelle bonne idée ce serait, le Jeudi Saint, de la reproduire dans les églises ou l’espace le permet !  Mais alors, le décor doit être très festif pour marquer la fête, à l’image de laquelle le CREATEUR s’associe en nous comblant de joie par une nature éblouissante de couleurs, de beauté et dans laquelle nous trouverons les végétaux nécessaires.
Un chemin de table garnirait le centre. Il serait composé de tulipes, de jacinthes, de narcisses, de jonquilles, de quelques feuilles de lierre et de galate ; le tout, travaillé très court en respectant rigoureusement la régularité dans l’alternance des variétés de végétaux et des couleurs.

Heureux les invités au repas du Seigneur

Rolande Delaunay 

Chronique florale n°10 - décembre 2010

Voyez cette fleur nouvelle

Dans notre culture actuelle, il n’existe pas de fêtes chrétiennes plus attendues et plus intensément vécues que NOËL. On ne peut que s’en réjouir.
Le mystère caché au cœur de l’histoire depuis la fondation du monde prend corps. Dieu se fait existence humaine dans l’enfant de la crèche, né dans le froid, le dénuement.
Les puissances du pouvoir et de l’argent avec toutes leurs conséquences sur notre vie, devraient nous provoquer à nous tourner vers LUI.
Le prophète n’a-t-il pas promis que l’enfant dormirait sur le trou du cobra, que les machines de guerre deviendraient charrues de laboureur ?
Dans nos églises, fêtons NOËL avec joie, paix et espérance de fils de DIEU.
Avant de commencer le travail de fleurissement, prions l’ESPRIT-SAINT à genoux devant l’arbre de JESSE que l’on trouve dans de nombreuse églises. Son symbolisme est très fort ; remarquons qu’il s’épanouit en fleurs de lys .
photo-chronique-n°10.jpgPeut être mettrons-nous un bouquet sur l’autel, la Présentation Générale du Missel Romain ne l’interdit pas mais donne quelques repères. Si on décide d’en mettre un, il ne doit pas dépasser la hauteur du ciboire et ne pas attirer l’attention sur lui-même mais la diriger vers le centre où se renouvelle le mystère Pascal.

Sur cet autel d’une grande église gothique, le bouquet est proportionné à l’ensemble. Pour cela, il s’étale légèrement sur l’autel et plus largement en retombées devant l’autel. On a choisi des fleurs blanches pour symboliser la pureté de l’enfant DIEU et majestueuses lys amarillys pour donner plus de solennité.

Voyez cette fleur nouvelle au rameau de JESSE :
La promesse est fidèle,
Il vient l’enfant annoncé, le fils de DIEU

Rolande Delaunay

 

Chronique florale n°9 - octobre  2010

Voyez les fleurs et comprenez Dieu

Vatican II, en prônant l’autel face au peuple, a voulu rappeler que l’autel est une table sacrée et en même temps un signe de convivialité qui rassemble la communauté des croyants autour de la table du Seigneur. Les fidèles sont ainsi plus directement associés à la célébration.
C’est sur cette table sacrée que le prête renouvelle le sacrifice du Christ. En conséquence, le prête le salue au début et à la fin de la messe et les fidèles s’inclinent en passant devant.

De ceci découle pour les fleuristes de fleurir l’autel en respectant certaines règles. Nous nous limiterons aujourd’hui à la composition devant l’autel.

photo-chronique-n°9.gifDans le bouquet ci-contre, on a veillé à ne pas cacher le très joli décor qui orne le devant de l’autel et l’on a utilisé des végétaux s’harmonisant avec l’ensemble doré de l’architecture ; les lys jaunes forment le point focal, au cœur du bouquet les chrysanthèmes blancs disposés en creux donnent du relief aux lys. Le feuillage, sur lequel se détachent les fleurs, exige un choix judicieux ; ici le pourpre des cotinus, les verts et les jaunes du fusain doré et de l’aucuba apportent la touche finale à l’ensemble. Cet ensemble doit rester léger : un papillon doit pouvoir passer entre les différents éléments et il doit être beau car la beauté conduit à la prière. C’est le but du fleurissement.

Toutes les œuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur.
A Lui Haute Gloire et Louange Eternelle.

Rolande Delaunay 


Chronique florale n°8 - juin 2010
Que soient pleins d'allégresse, déserts et terres arides ,
que la steppe exulte et fleurisse
. Isaïe 35, 1

Dans la bible, les termes fleurs et fleurir abondent, soit qu’ils expriment une promesse : "Israel fleurira et donnera des bourgeons" ; une plénitude "la fleur de l’âge la fleur de froment" ; mais aussi une fragilité : "Le riche passera comme la fleur des champs".

A cette époque de l’année la moindre bande de terre qui échappe à l’agriculteur se jonche de fleurs. Selon la composition du sol, poussent la marguerite, le coquelicot, des scabieuses, et sur les talus : l’églantier, le chèvrefeuille et mille autres espèces. La terre abonde. C’est la plénitude dont parle Isaïe.

C’est le moment d’emmener un groupe d’enfants récolter et composer soit un petit bouquet -que dans un geste d’offrande ils déposeront sur l’autel à l’offertoire-, soit de faire une grosse brassée de leur récolte que l’on mettra dans une poterie ; celle-ci en harmonie parfaite avec les fleurs des champs. Ce bouquet pourra être mis devant l’autel ou à l’entrée de l’église à l’accueil. Les marguerites pourront durer une semaine si elles sont coupées à point avec le cœur légèrement vert.  Celui-ci deviendra de plus en plus jaune au fur et à mesure que la fleur mûrira et la fleur donnera sa graine. Par contre les coquelicots ne tiendront que le temps de la célébration d’où la nécessité de les intégrer au dernier moment. Mais si l'on désire que les coquelicots durent quelques jours, n'envisager qu'un petit bouquet et tenir compte de ceci : sur la tige des coquelicots il y a plusieurs boutons qui s'échelonnent les uns au dessus des autres. Afin de prolonger la vie de la fleur, Colette Samson conseille de couper lorsque les sépales sont encore autour des pétales, la tige étant bien raide. Ensuite, il faut passer la base de la tige sur la flamme d'une bougie. Evidemment, la longueur des tiges ne permet pas de faire de grands bouquets. Il ne faut pas négliger ces coquelicots, car ce sont eux qui donneront ce caractère particulier au symbolisme très fort ‘rouge sang du christ’.

L’offrande de la fleur est une des attitudes de l’Homme qui se tourne vers Dieu et répond à l’attitude de Dieu qui se tourne vers l’Homme. Père Gaby Levert

Rolande Delaunay

 


Chronique florale n°7 - mars 2010

Fleurir les saintes huiles

Les saintes huiles sont symbole de beauté et de joie, fruit de la terre, du soleil et du travail des hommes, signe de la grâce de Dieu qui accompagne toute vie de chrétien.

Au cours de la semaine sainte a lieu la messe chrismale, grand rassemblement diocésain au cours duquel les prêtres et les diacres renouvellent leurs promesses et l'évêque bénit les huiles qui serviront aux sacrements tout au long de l'année. "Il s'agit de la fête du peuple de Dieu fixant aujourd'hui son regard sur le mystère de l'onction qui marque chaque chrétien à partir du jour de son baptême" Jean-Paul II, jeudi saint 2001.

L'huile d'olive est à la base des trois huiles : l'huile des malades est additionnée de géranium, l'huile des catéchumènes contient de l'encens, le Saint Chrême dont seront oints les baptisés, les confirmés et les prêtres comporte de la bergamote et du cédrat. Ces huiles sont contenues dans des urnes plus ou moins richement ornées et disposées près de l'autel sur une jolie nappe blanche.

urnes chrismalesIl s'agit pour les fleuristes d'orner les huiles et d'attirer l'attention sur les urnes et non sur le fleurissement lui-même.
Dans la chapelle de l'évêché, Colette Samson-Baumann a fleuri les urnes au cours d'une journée de formation des fleuristes du diocèse. L'équipe a utilisé des lys blancs essentiellement, des feuilles de chamérops, d'aspidistra, de galate. Le tout posé sur des contenants plats. On a veillé à ce que le fleurissement ne gêne pas le célébrant et que l'ensemble forme une unité grâce à un petit nombre de variétés de végétaux, surtout en ce qui concerne les fleurs.

"L'esprit du Seigneur est sur moi
parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction"

Luc 4, 16-21

Rolande Delaunay


Chronique florale n°6 - février 2010
2010-fév-parole-de-dieu-web.jpgFleurir la Parole de Dieu

Chacun sait que la messe comporte deux parties essentielles : la liturgie de la Parole et la liturgie eucharistique ; l'une préparant les cœurs à l'autre.
D'où deux lieux dans l'espace liturgique avec deux meubles appropriés : l'ambon et l'autel. Quelle que soit la matière dans laquelle ils ont été faits et leur valeur artistique, il est important que le fleurissement ne cache pas le meuble.
L'ambon doit être exclusivement réservé à la Parole de Dieu. On y lit les quatre textes bibliques de la messe et leur commentaire, l'homélie.
Lorsque l'on veut mettre en valeur la Parole de Dieu à cause de son contenu que l'on veut particulièrement souligner, on décide de fleurir l'ambon ; mais ce n'est pas à faire tous les dimanches... celà nuirait à la signification du fleurissement.
Pour faire la différence avec le lieu de la Parole, on ne fleurit pas le pupitre de l'animateur d'où sont dirigés les chants et faites les annonces... en somme la parole des Hommes.
Dans cette composition d'un simple oratoire, on a utilisé les végétaux des jardins familiaux : du forsythia (forcé), les premières jonquilles, des anémones et des feuillages : aucuba panaché surtout.
Une petite technique florale a permis d'installer la partie supérieure du bouquet.

"Ta Parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route"
Ps 118

Rolande Delaunay 


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