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Noël

Une grande fête chrétienne qui parle au coeur de tous les hommes.

Noël, fête d'une vie nouvelle !

 


Quand les jours se font courts, au solstice d'hiver, depuis longtemps, des hommes de toutes religions ressentent le besoin de se réunir et de fêter l'amour et la joie, l'espérance. Dans les premiers siècles de notre ère, des populations religieuses diverses célébraient la lumière et vers l'an 330 les chrétiens de Rome voulurent faire de cette fête celle du Soleil de justice (expression du livre biblique de Malachie 4,2), de la Lumière du monde (de l'évangile selon saint Jean 8,12) qu'est pour eux Jésus Christ.
Désormais, les catholiques romains célèbrent sa venue sur terre le 25 décembre et les chrétiens orientaux sa mission pour tous le 6 janvier.
Les premiers mettent l'accent sur le Mystère de l'Incarnation (Dieu qui vient habiter l'humanité) en fêtant la naissance du Christ, lui que les bergers ont adoré. Ils reconnaissent qu'en prenant un corps, le Créateur du genre humain nous a offert de participer à sa vie divine.
Les autres, les orientaux, choisissent de fêter cette même Incarnation en évoquant l'avènement de Jésus qui, par son baptême dans le Jourdain, a inauguré sa mission. Ils mettent l'accent sur l'envoi du Fils de Dieu par son Père comme témoin sur terre de son amour.
Tous fêtent la venue du Fils de Dieu qui révèle, par son humanité, Dieu lui-même. « Qui me voit, voit le Père. » dit Jésus (de l'évangile selon saint Jean 14, 9)

Tous fêtent l'amour et la joie.
« Noël est universellement aimé et célébré...Tous les rites familiaux avec leurs gestes de tendresse, les rites sociaux..., tout cela fait signe vers un événement pour lequel, en vérité, notre liturgie chrétienne a ultimement compétence. » Chaque année, des populations nombreuses se rassemblent devant la crèche et prient l'enfant-Dieu source de paix.

Tous fêtent la Lumière venue dans les ténèbres.
Aujourd'hui encore, l'étoile de Bethléem brille dans une nuit profonde. « La vie divine allumée dans l'âme est cette même Lumière venue dans les ténèbres, ce miracle de la Nuit sainte. »
Aujourd'hui comme toujours la vie côtoie la mort. Dans la foi chrétienne, la mort est aussi comprise comme une « naissance ». La célébration de Noël est donc, pour les chrétiens, inséparable de la célébration de Pâques où l'on célèbre la Mort et la Résurrection du Christ. Vécues avec l'Esprit de Jésus Christ, vie et mort sont pour eux l'expression du don de soi par amour.
« L'Enfant de la crèche tend les mains, et son sourire semble déjà exprimer ce que l'Homme (Jésus-Christ) dira plus tard : Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et ployez sous le fardeau. »
Les différents aspects de la vie de Jésus forment un tout indivisible. « C'est ainsi que le chemin qui commence à Bethléem mène immanquablement au Golgotha, de la Crèche à la Croix. »
Et si nous répondons « oui » à l'invitation de Jésus qui nous dit : suis-moi!, alors nous ouvrons la voie à la vie divine en nous, à la vie éternelle en nous. Le fiat (le « oui ») de la Vierge Marie à l'ange Gabriel n'est-il pas en ce sens le commencement du Royaume de Dieu sur la Terre? « Je suis venu pour que vous ayez la vie et que vous l'ayez en abondance. » dit le Christ (voir l'évangile selon saint Jean 10,10). Alors, « oui », le Royaume de justice et de paix est possible avec lui !
« Ceux qui reviennent de loin savent intimement que la vie recommence avec Dieu. Auprès d'eux, nous sommes là pour dire qu'elle recommence avec Noël. Nous avons donc raison, cette nuit, de chanter, de prier, mais aussi de faire silence. Nous avons le droit de respirer, dans la paix et la fête, un air différent du quotidien souvent pesant, un air qui nous rappelle à l'horizon de notre avenir...
Mais ce soir-là à Bethléem, pour les habitants d'un territoire occupé par les conquérants romains, les temps n'étaient guère davantage aux cris de victoire, et cependant, l'on entendit un chant nouveau venu du ciel. Le ciel avait-il donc perdu la tête? Le chant du Gloire à Dieu était-il indécent? Le ciel était-il anachronique? Non, il voulait replacer l'Histoire sur le chemin d'éternité. »

Sources: P. CAPELLE, Paroles sur le sable, Cerf 2000. Edith STEIN, La Crèche et la Croix, Ad Solem 1998.

En savoir plus: consulter le site national de la liturgie catholique.