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Témoins d'aujourd'hui

Plusieurs personnes du diocèse témoignent de leur foi. Laissons-nous interpeller...

Témoignages :

  1. La vie religieuse, un chemin de liberté : sœur Marie-Valérie Lagarrigue, responsable de l'aumônerie étudiante de Compiègne - Lire son témoignage
  2. Confiance, le Seigneur t'appelle : Dominique Vivant, une maman catéchiste - Lire son témoignage
  3. Etre diacre, aujourd'hui

>> La vie religieuse, un chemin de liberté
    Sœur Marie-Valérie Lagarrigue, responsable de l'aumônerie étudiante de Compiègne.

Ce n’est pas là une nouveauté mais une certitude, celle des premiers disciples qui ont tout quitté pour suivre le Christ.
Lors de mon entrée chez les religieuses de l’Assomption, alors que j’étais étudiante en médecine, salariée, indépendante et donc… libre selon les critères de beaucoup… je me souviens qu’une de mes tantes, contrariée de mon choix de la vie religieuse, répétait à qui voulait l’entendre « Les sœurs lui ont monté la tête ! Elle n’est pas libre ! »… Pourtant ce premier « Oui » était celui d’une liberté qui s’engage ! Quelle meilleure voie pour grandir en liberté que celle de s’engager, de se donner avec confiance en Celui qui est notre créateur et notre sauveur !

J’aime beaucoup cette Parole de saint Jean 8, 32 : « La vérité vous libérera » ! La vie religieuse est un fameux chemin de vérité ! Vérité sur soi-même, sur l’autre, sur le tout autre, sur le monde. Long travail intérieur, où je me découvre moi-même, avec mes forces et mes limites, sous le regard libérateur d’un Dieu qui m’aime tel que je suis. Cette vérité qui libère, elle nous travaille quotidiennement dans la recherche de justes relations fraternelles entre sœurs et avec tous, cette vérité nous interpelle dans la prière personnelle et communautaire où la Parole de Dieu appelle à aller toujours plus loin, cette vérité me rejoint dans ma mission de proximité et d’accompagnement auprès des étudiants ou comme médecin généraliste… Dans tous ces lieux de ma vie, je perçois ce travail de la vérité qui ne cesse de me faire grandir en liberté. Le Christ lui-même est « le chemin, la vérité, la vie » ! Non pas une vérité faite de concepts définitifs mais la vérité d’une personne vivante, le Christ qui transforme et accompagne nos vies.

La chasteté, la pauvreté et l’obéissance à la suite du Christ et à sa ressemblance sont chemin de liberté, de désencombrement pour l’essentiel, un Amour qui appelle ! Avec le poète Claudel, je sais que « Quand Dieu joue de la flûte… » Nul ne peut résister, et, cette joie du don « nul ne peut nous la ravir » !
Comme aimait à dire sainte Marie Eugénie, notre fondatrice, « Ma totale dépendance en Jésus Christ est la chaine secrète de ma liberté. »
 

Article paru dans la revue des vocations, L'Appel n°253 - avril 2010 : en savoir plus sur la revue
 


>> Confiance, le Seigneur t'appelle
   Dominique Vivant, une maman catéchiste

Voici douze ans, l’animatrice de la première année de caté dans notre paroisse rendait son tablier au curé de l’époque. Celui-ci choisit alors de s’appuyer sur une petite équipe pour ce début d‘initiation où les parents sont directement sollicités. Grâce à nos cinq enfants, je connaissais bien le parcours. Ce qui explique sans doute l’appel reçu alors. J’y ai répondu de bon cœur mais par devoir, parce qu’il faut bien apporter sa pierre à l’édifice. C’était sans imaginer la joie que je retirerai, année après année, à partager avec d’autres adultes le trésor de l’amour de Dieu. Ouvrir l’autre à une présence, quelle merveille !

Savoir partir
Les années ont passé, les enfants ont grandi, le curé est parti, un autre nous a été donné… et je suis restée là. J’étais bien. Même si le nouveau pasteur me glissait « qu’il faudrait peut-être penser à lâcher ce service ». Et pourquoi donc si j’en tire grande joie et si les gens semblent satisfaits ? Dieu dans sa bonté m’a donné le temps d’entendre qu’il fallait tourner la page. Et que, sans doute, la paroisse y survivrait ! Et moi aussi ! Un jour, j’ai donc dit oui. Je me suis dit « oui, passe à autre chose ».  Passer à autre chose, certes, mais pas sans avoir transmis le flambeau. J’avais la chance d’avoir vécu cet engagement non pas dans le poids du service obligatoire mais dans la joie du partage. En m’appelant, le curé m’avait fait un cadeau. Je pouvais donc envisager sereinement d’appeler quelqu’un à prendre la relève, à découvrir ce trésor.

Développer une culture de l'appel
La tentation fut grande alors de s’adresser à quelqu’un qui connaissait déjà bien la boutique. C’était rassurant. Mais outre le fait qu’on peut étouffer les bonnes volontés à trop les solliciter, on se prive aussi du concours de personnes merveilleuses qui, n’ayant pas été appelées, n’ont pas conscience qu’elles ont beaucoup à donner. Ou pas confiance en leur capacité d’être un bel « aîné dans la foi ».
J’avais dans l’oreille l’injonction du père James « Développer une culture de l’appel ». Je me lançais donc. Suffisamment tôt pour ne pas prendre la personne au dépourvu. Il est capital de laisser du temps, le temps de réfléchir, le temps de pouvoir dire « non » le cas échéant. Appeler au dernier moment peut ressembler à tendre un piège. Les parents rencontrés parce qu’on leur demande d’être les premiers catéchistes de leur enfant sont souvent peu engagés dans l’Eglise. Quelle fidélité et quel intérêt chez certains néanmoins ! Pourquoi ne pas solliciter l’un ou l’autre ? Je devrais dire l’une ou l’autre, les « aînés dans la foi » étant le plus souvent des femmes !
Bien sûr, parler devant des adultes demande un peu d’aplomb. Et tous n’en ont pas. Accompagner un groupe d’adultes demande aussi quelques facilités d’élocution. Tous, nous sommes appelés. Mais la famille est grande et les chantiers variés. Chacun a des dons, mais ils sont très divers. Et l’on fait tellement mieux ce qu’on aime et pour lequel on a quelque talent !

Oser faire confiance
Restait ensuite à dire que le témoignage est plus important que la science et qu’on a le droit de ne pas tout savoir, pourvu qu’on cherche en vérité à ajuster sa vie à celle du Christ.
Restait enfin à oser. Oser appeler, oser faire confiance. Dans la prière, et le souffle de l’Esprit, je me suis lancée. Pour éprouver une fois de plus, combien les gens sont généreux.
Une nouvelle équipe a donc pris la route à la rentrée : une ancienne qui assure la continuité, deux nouvelles qui ont pris le relais. Et l’amour du Seigneur est annoncé à belle voix ! Deo gratias !
 

 Article paru dans la revue des Vocations, L'Appel n°252 - décembre 2009 : en savoir plus sur la revue


>> Des diacres, pourquoi faire ?

Article paru dans Le Pèlerin n°6905, du 2 avril 2015 - Télécharger le PDF