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Par admin at 10/07/2017 13:35 |
 

Conférence avec Jean-François Colosimo à l'occasion de la parution de son livre "Aveuglements"

© Stéphane Ouzounoff / CIRIC

Jean-François Colosimo historien, essayiste, théologien, directeur des édition du Cerf vient à Beauvais présenter son dernier livre.
  • Quand

    le 30/05/2018 de 20h30 à 22h30

  • Beauvais, paroisse saint Jean-Baptiste (Beauvais Sud) , 1 rue des métiers (plateau Saint Jean)

  • Qui

    Librairie La procure Beauvais

  • Téléphone

    03 44 45 66 11 (Librairie La Procure)

  • Participants

    Pour tous

  • Ajouter l'événement au calendrier

    vCal
    iCal

 

Mercredi 30 mai, à 20h30

"Aveuglements"

Cette conférence est organisée par la librairie La Procure et le groupe oecuménique de Beauvais.

Le Grand Témoin du jour, Jean-François Colosimo, directeur des éditions du Cerf,
présente son dernier livre « Aveuglements »
où il interroge les rapports entre la modernité et l’histoire
qui peuvent expliquer l’actualité des guerres aujourd’hui.

Le livre démarre sur une question : Qui a éteint les Lumières ? « Nous venons de passer deux siècle et demi sous une promesse, une promesse radicale, de l’Homme divinisé, l’Homme autonome », décrypte l’essayiste. Cette philosophie du XVIIe siècle, censée apporter la paix et la raison aux hommes en dehors de toutes religions semble faillir aujourd’hui, selon l’auteur, et ne plus éclairer. « Aujourd’hui ce soleil est un astre noire. Il dégage une espèce de fausse lumière, une fausse radiation qui ressemble en fait à une éclipse », analyse l’auteur. Cette éclipse empêcherait une bonne compréhension du monde actuelle. La philosophie des Lumières a divinisé l’Homme en tuant Dieu. Cette bonne parole est en plus portée partout. L’essayiste tacle : « nos intellectuels de seconde zone parlent une langue qu’il faut souvent traduire en français. On a affaire à une entreprise jargonnante. » Mais l’incompréhension du monde actuel vient du fait qu’on tue au nom de Dieu aujourd’hui. Pour l’auteur, il est ridicule de parler de retour du religieux, car en fait il n’a jamais été quitté.

La modernité des djihadistes

Le monde se comprend bien pour Jean-François Colosimo si on regarde le double mouvement du monde. D’un côté, il y a la création d’un Homme mondialisé, « un être consommateur absolue au centre », ajoute l’auteur. De l’autre, les identités en périphérie veulent survivre : « elles se tribalisent », précise-t-il. L’auteur place le djihadisme dans une lignée de la modernité. Il y a d’abord l’arrêt de la religion avec la Révolution française, et l’instauration du culte républicain à l’Etre divin. Ensuite, il y a Lénine et Staline qui crée « la pire religiosité » qu’est le totalitarisme. Le djihadisme est, pour l’essayiste, au confluent de l’islam et de cette modernité des Lumière qui élève au rang de culte le fait social, l’homogénéité. « La modernité a cru supprimer les religions pour instaurer ses propres religions », explique Jean-François Colosimo. Devant l’échec de celles-ci, elle a colonisé les religions historiques. « Pour les religions comme pour la plomberie, il vaut mieux s’adresser aux professionnels », sourit l’auteur.

 

Contacts :

  • Librairie La Procure à Beauvais  : 03 44 45 66 11
  • Le groupe oecuménique de Beauvais : 06 83 38 21 08