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Par admin at 10/07/2017 13:35 |
 

Jacques Sevin

Jésuite, co-fondateur du scoutisme catholique en france et de la Conférence internationale du scoutisme ; fondateur de l'ordre de la Sainte-Croix de Jérusalem.

Biographie 

1- Jeunesse
2- 1900 : Jésuite
3- Scoutisme
3- 1944 naissance d'un ordre scout

4- Béatification               

Articles parus
Livres
Liens divers et sources.

                  Sa devise :

"Croire à ce que l'on fait,
et le faire dans
l'enthousisme"  

jacques sevin - portrait sépia.jpg

En bref

Jacques Sevin, né à Lille le 7 décembre 1882 et décédé à Boran-sur-Oise le 19 juillet 1951 est un prêtre jésuite français déclaré vénérable le 10 mai 2012. Il est un des co-fondateurs en 1920 avec le chanoine Cornette et d'autres des Scouts de France et de l’Office International des Scouts catholiques.

 

Il a dit

- « L'atmosphère religieuse ne sera pas le résultat de pratiques de piété multipliées, ni de sermons à tout propos et hors de propos (...). Que la prière soit surtout vivante, adaptée, en rupture ouverte avec ces formules incompréhensibles aux enfants, qui trop souvent encombrent les paroissiens ; ayez vos prières à vous, grâce auxquelles ils comprendront qu'ils n'ont pas deux vies, une vie chrétienne qu'on revêt le dimanche matin et une vie scoute qui les pétrit le reste du temps, mais que ces deux vies n'en font qu'une... »  [Le scoutisme : étude documentaire et applications, 4e éd. augm., Presses de l'Île-de-France, 1999, p. 119 ]

- « Les enfants que nous revendiquons comme plus spécialement nôtres, ce sont ceux dont les œuvres existantes ne veulent pas ou ne veulent plus. » (Le Scoutisme, p. 206)

- « La formation du caractère par le scoutisme est excellente, mais quand elle se renforce de la pratique de la mer, je ne crois pas qu'il n'y ait rien qui puisse lui être comparé, à condition que marin reste toujours l'adjectif et scout le nom. »

- « Soyez toutes des saintes, il n'y a que cela qui compte » (son dernier message aux religieuses, à Boran-sur-Oise)
 

Ils ont dit de lui

- « La rencontre entre la méthode scoute et les intuitions du P. Sevin, a permis d'élaborer une pédagogie basée sur les valeurs évangéliques, où chaque jeune est conduit à s'épanouir et à développer sa personnalité en faisant fructifier les talents qu'il porte en lui » (Jean-Paul II).

- " Le père Sevin se dépense sans compter pour faire connaître la richesse du scoutisme et toute sa valeur éducative et évangélique. Tâche parfois difficile » (Mère Madeleine Bourcereau).

 Haut de page

1 - Sa Jeunesse

Jacques Sevin est né dans la maison de ses grands-parents maternels, au 136, rue Colbert à Lille. Il est baptisé le lendemain en la paroisse Notre-Dame de Consolation, qui fut celle de Vauban. Toute sa jeune enfance se déroule entre Tourcoing, où il est élève à l'Institution libre du Sacré-Cœur, et Dunkerque.

Il devient pensionnaire en sixième au Collège de la Providence, à Amiens. Le père Duvocelle, son professeur, avait des méthodes pédagogiques originales : en effet, la classe était divisée en deux camps, deux frégates : l’Alerte et la Joyeuse, et aux murs resplendissaient les armoiries d’un Ordre de Chevalerie dans lequel on pouvait devenir successivement chevalier, baron, comte, marquis ou duc, et grand maître de l’Ordre! Il tirera un enthousiasme certain pour la marine et la chevalerie (qu’il utilisera par la suite dans le scoutisme).
Très tôt, Jacques Sevin songea à faire de sa vie quelque chose de grand : « Ah! que de fois, adolescent, j’ai fait ce rêve : Etre une âme héroïque et forte, qui se lève..» A l’âge de 13 ans ce rêve devient une certitude : « En 1895, le 30 juin, au cours d’une promenade de collège, je pris conscience de ma future vocation sacerdotale, que je n’envisageais pas autrement que religieuse. »

Après son baccalauréat, en 1900, il commence une licence d’anglais à l’Université catholique de Lille.

2- 1900 : Jésuite

Le 3 septembre 1900, il entre au noviciat de Saint Acheul, ses parents ayant répondu oui à la lettre par laquelle il leur demandait de rester sans revenir faire d’adieux. Il continue son noviciat à Arlon, dans le Luxembourg belge, à partir de septembre 1901.
 En 1902, il prononce ses vœux perpétuels de jésuite et poursuit ses études au juvénat.

Pendant ce temps en Angleterre, le scoutisme se développe, le camp expérimental de Baden Powell sur l’île de Brownsea a eu lieu en 1907.
En 1913, à la suite de deux articles défavorables au scoutisme en France, Jacques Sevin obtient la permission d’aller en Angleterre pour voir « ce qu'il en est ».
Le 20 septembre 1913, au Rallye du District Nord de Londres à l’Alexandra Palace, il rencontre pour la première fois Baden Powell. C'est ce jour là qu'il forme la résolution de fonder les scouts catholiques en France.

3- Scoutisme

La Première Guerre mondiale éclate, le Père Sevin n’est pas mobilisable, ayant été exempté du service militaire en 1902. Il reste en Belgique lors de la guerre. En 1916, il est nommé professeur de première au collège du Tuquet à Mouscron, ville belge à la frontière française.

Huit jours après son arrivée à Mouscron, les allemands fermeront le collège où il enseignait pour le transformer en hôpital militaire. Le père Sevin va alors devoir se trouver une nouvelle occupation et c'est tout naturellement qu'il va songer à s'occuper de scoutisme.

Entre 1917 et 1919, il rédige son maître livre Le scoutisme, étude documentaire et applications et surtout, il fonde la première troupe scoute catholique à Mouscron (1918). Lentement mais sûrement il fait comprendre et accepter que la pédagogie scoute, fort décriée dans les milieux ecclésiastiques de l'époque, correspondait en profondeur à une vision chrétienne de l'homme. Par la fondation de l'Association des Scouts de France en juillet 1920, il fédère les expériences de scoutisme catholique qui existent en France depuis 1911 et se fait l'artisan d'une alliance entre le scoutisme de Baden-Powell et l'Évangile. Il commence la publication du bulletin mensuel Le Chef en 1921.

« La rencontre entre la méthode scoute et les intuitions du P. Sevin, a permis d'élaborer une pédagogie basée sur les valeurs évangéliques, où chaque jeune est conduit à s'épanouir et à développer sa personnalité en faisant fructifier les talents qu'il porte en lui » [JP II] « Le père Sevin se dépense sans compter pour faire connaître la richesse du scoutisme et toute sa valeur éducative et évangélique. Tâche parfois difficile », commente Mère Madeleine Bourcereau sur le site des Scouts et Guides de France.

Il a mis en musique une prière attribuée à Saint Ignace de Loyola, devenue la "prière scoute" :

Seigneur Jésus,
Apprenez-nous à être généreux,
A vous servir comme vous le méritez,
A donner sans compter,
A combattre sans souci des blessures,
A travailler sans chercher le repos,
A nous dépenser sans attendre d’autre récompense,
Que celle de savoir que nous faisons votre Sainte Volonté.

À côté d'Édouard de Macedo son rôle dans le développement du scoutisme catholique en France est capital.

Pour des raisons longtemps mal connues, il est évincé en 1933 de sa dernière fonction, celle de Commissaire à la formation des chefs (revue et camp-école de Chamarande). On a longtemps cru à des questions de personne mais ce fut, plus fondamentalement, à cause d'oppositions ecclésiastiques contre ses projets d'Ordre scout, comme l'a révélé l'enquête historique du procès canonique en vue de sa béatification


4- 1944 : naissance d'un ordre scoutpère j. sevin agé.jpg

Le père Sevin porta en lui un autre projet qui vit le jour en 1944 : la fondation d'une congrégation religieuse contemplative et missionnaire, la Sainte-Croix de Jérusalem, dont la spiritualité propre a trouvé ses sources principales chez saint Ignace, les deux saintes du Carmel et le scoutisme, et qui est tout particulièrement engagée dans l'éducation des jeunes. En mars 1950, il reçoit l'ordre de ses supérieurs de passer la main en se trouvant un successeur, et il obéit en choisissant Mgr Jean Rupp, ancien assistant à Chamarande.

5- Vénérabilité - Béatification

Après un procès canonique diocésain ouvert en 1989, puis l'introduction à Rome en 2000 de sa cause de béatification, le 10 mai 2012, Benoît XVI a promulgué le décret de reconnaissance de l'héroïcité des vertus du Père Jacques Sevin, mais aucun miracle n'étant encore reconnu par l'intercession de ce "serviteur de Dieu", on ne peut pas "le prier" tant que l’Église ne l'a pas béatifié.

 

ARTICLES PARUS 

► « Croire à ce que l’on fait et le faire dans l’enthousiasme » Jacques Sevin

Pessimisme et morosité sont omniprésents dans notre société, dans laquelle les jeunes « s’éclatent » tout en cultivant les motifs de désespoir, où les pauvretés, le chômage fleurissent dans tous les milieux... N’est-ce pas le moment de chercher et de trouver des motifs d’espérance que nous ne savons pas voir ? Comme disait Gustave Thibon, ce n’est pas la lumière qui nous manque mais « nos yeux qui manquent à la lumière ».

Allons à la rencontre du père Jacques Sevin, jésuite, fondateur du scoutisme catholique et de la Conférence internationale catholique du scoutisme, puis de la Sainte-Croix de Jérusalem. Lire la suite - cf article EdB juin 2012 de Mère Madeleine, prieure générale Ste Croix Jérusalem)
 

► Une demande de canonisation venue du diocèse

A l’initiative de la Sainte-Croix-de-Jérusalem et après une longue enquête, l’évêque de Beauvais, Noyon et Senlis a adressé à la Congrégation pour les causes des saints à Rome une demande de canonisation du Père Jacques Sevin. Qu’aient été discernés depuis Boran et Beauvais, dans la vie du Père Sevin, des motifs d’une telle demande, voilà qui peut déjà emplir de fierté tous les fidèles du diocèse. Pour l’essentiel, la vie du père a été consacrée ... Lire la suite - cf article EdB été 2012 écrit par B. Drye, vice-chancelier)

► Rencontre des 3 mouvements scouts catholiques chez les Soeurs de la Ste Croix de Jérusalem. logos scouts catholiques.gif

Les Scouts et guides de France, les Scouts unitaires de France et les Guides et scouts d'Europe se sont retrouvés pour partager une journée et fêter la vénérabilité de leur fondateur commun. (30.09.2012).
> Article paru dans La Croix, le 3 oct.2012
> Livret de la rencontre (histoire, chants, jeu)

OEUVRES de Jacques Sevin :

- Le Scoutisme, étude documentaire et applications, 2e édition revue de 1930, Spes, Paris.(1re édition de 1922). réédition Presses d'Ile de France, 1999
- Méditations scoutes sur l’Évangile, tome I, Spes, Paris,1923.
- Méditations scoutes sur l’Évangile , tome II, Spes, Paris, 1932. réédition Presses d'Ile de France, 1996
- Pour devenir Scout de France, tome I, 3e édition, Spes, Paris, 1931.
- Pour penser scoutement, Spes, Paris, 1934.
- Chamarande, Spes, Paris, 1934.
- Les chansons des Scouts de France, Spes, Paris, 1936.
- Positions sacerdotales, document dactylographié postérieur à 1933
- Une flamme d'amour. (Recueil de poèmes et prières) Ed. Parole et Silence, 1999
 

OEUVRES sur Jacques Sevin

-Sac au dos sans trève. Bande dessinée de Palmar et Alberic de Palmaert >>
aux Ed. Viltis 
- Jacques Sevin, fondateur et mystique (1882-1951),  de Mère Madeleine Bourcereau, Éd. Salvador, 2007
Le P. J. Sevin, fondateur de G. Tisserand, 1965.
 - S'il plaît à Dieu, toujours, le Père Sevin et l'ordre scout, Alain Hocquemiller (prieur de l'Institut Sainte Croix de Riaumont), Éd.La Porterie, 2006
Histoire du scoutisme. De Van Effenterre, 1961

En savoir plus sur :

- les scouts et guides de France : 67 200 membres en 2009
- les guides et scouts d'Europe : 28 600 membres en 2011
- les scouts unitaires de France : 26 000 membres en 2009

- Site de la Communauté des Soeurs de la Sainte-Croix de Jérusalem
- Autre site internet de la Communauté des Soeurs de Boran.

Sources :

- Wikipédia
- Soeurs Ste Croix de Jérusalem à Boran sur Oise.