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Par admin at 10/07/2017 13:35 |
 

À la rencontre du père Martin Pinet

Père Martin Pinet, 31 ans, vicaire à Compiègne, prêtre depuis 5 ans.

À quel âge avez-vous pensé à la vocation pour la première fois ?

J’étais tout petit ! Vers 5 ans, me semble-t-il.

 

L’Église, pour vous, c’est ?

Une mère.

 

Où aimez-vous prier ?

Devant une immensité, ou dans une église romane.

 

Avec qui aimez-vous prier ?

Avec les enfants. Leur simplicité et leur spontanéité à être en présence du Seigneur sont impressionnantes.

 

La Béatitude qui vous touche ?

Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu.

 

La vertu la plus nécessaire aujourd’hui ?

Deux vertus, qui vont bien ensemble : l’Espérance et la Force.

 

Les héros d’aujourd’hui, selon vous ?

Les mamans : gros rythme, patience, don généreux d’elles-mêmes. Elles sont souvent exemplaires.

 

Le plus grand scandale de notre époque ?

Au sens étymologique de « ce qui fait tomber », c’est de limiter la vérité à ce que nous ressentons : il n’y a plus guère de place à la réflexion et à la volonté.

 

Une belle chose vécue au cours des deux derniers mois ?

La Veillée pascale, sûrement le plus bel événement vécu chaque année : une nuit originaire dans laquelle je me trouve plongé, avec tous les paroissiens, à la source de mon baptême. Peut-être le moment où j’expérimente le plus le mot de saint Augustin : « Pour vous, je suis prêtre ; avec vous, je suis chrétien. »

 

Votre saint préféré ?

Je vous donne ma « trinité » sainte : saint Ignace de Loyola, pour sa finesse spirituelle et son sens du combat ; saint Jean-Marie Vianney, comme modèle de prêtre ; saint Martin de Tours, évangélisateur des campagnes, apôtre de la vérité, en plus d’être mon saint patron.

 

Votre livre de chevet ?

100 lettres sur la prière, du Père Caffarel … et Fouché, de Stefan Zweig (pour la détente ;)

 

Quelle phrase guide votre vie ?

« Être heureux, c’est avoir dépassé l’inquiétude du bonheur. » M. Maeterlinck

 

La parole du Christ qui vous a saisi ?

« N’aie pas peur ! »

 

Votre mot préféré ?

« La liberté, c’est la faculté de choisir ses contraintes. » J-L. Barrault

 

Votre geste « Laudato Si » ?

Le vélo dans Compiègne…

 

Le cadeau que vous offrez souvent ?

Un livre (ou un Memory catho, pour les enfants !)

 

La musique qui vous « envole » ?

Les Concertos pour piano de Rachmaninov, ou les Concerti Grossi de Haendel.

 

Si vous étiez un personnage de la Bible, ce serait qui ?

Abraham. J’aimerais avoir sa simplicité à se laisser guider par le Seigneur, avec confiance, sans se poser trop de questions. Et puis, comme lui, j’aime voyager !

 

Le petit truc bête qui vous énerve ?

Les gens qui font la tête dans la rue, même s’ils peuvent avoir de bonnes raisons.

 

Votre vilain défaut ?

Je suis étourdi.

 

Ce qui vous fait pleurer ?

La lecture de l’évangile des Béatitudes.

 

Ce qui fait votre joie quotidienne ?

Accompagner les personnes dans le plus intime de leurs vies.

 

Si vous diniez avec Judas, vous lui diriez quoi ?

Mon frère, dis-moi ce qui t’a fait tomber, pour que j’essaye de ne pas le faire à mon tour.

Vous héritez de la fortune de votre vieille tante, vous faites quoi ?

Je finance les travaux de l’église de Margny, où je célèbre souvent le dimanche.

 

Votre prière préférée ?

Le Veni Sancte Spiritus

 

Le don de la nature que vous voudriez avoir ?

Comme l’un de mes confrères : voler ! Mais on y travaille ensemble…

Ce que vous avez de plus cher ?

Trop de choses…

 

Qui aimeriez-vous retrouver en arrivant au paradis ? 

Voir Jésus face à face.

 

Que direz-vous à Dieu quand il vous accueillera ?

J’ai fait ce que j’ai pu.

 

Qu’imaginez-vous que Dieu vous dira ?

Rien ; il me prendra simplement dans ses bras.

 

Suite de l'interview parue dans la revue diocésaine Écho de septembre 2017