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Par admin at 10/07/2017 13:35 |
 

Les évêques du diocèse de saint Lucien (an 230) à aujourd'hui

* Les deux chiffres réunis par un trait indiquent les dates extrêmes d'un épiscopat.
* Les évêques dont le nom est orangé possèdent une biographie détaillée dans ces mêmes pages.

Sources :
Fascicules sur les saints de Noyon, Archiprêtre de Noyon, février 1993
Histoire de Beauvais et du Beauvaisis - pays et villes de France
Charles Fauqueux - Beauvais et son histoire
Chrétiens de l'Oise
Lemaire Robert Beauvais hier et aujourd'hui
Graves canton de Beauvais
Graves canton de Senlis
Graves canton de Lassigny et Noyon
J. Levasseur Annales de l'Eglise de Noyon
Abbé Delettre Histoire du diocèse de Beauvais
J.P. Besse Chantilly et Noyon dans l'histoire
Abbé Sabatier Histoire des Saints du diocèse de Beauvais
Annuaire diocésain
Hélène Simon 1789, la préparation des Etats Généraux dans les pays de l'Oise
Abbé Pihan Les évêques depuis 1822

Les évêques de Beauvais de l'an 250 environ à la Révolution française

Saint Lucien est considéré comme le premier évêque de Beauvais.
La sucession épiscopale de Beauvais est fort peu documentée non seulement pour la période romaine mais aussi pour les temps mérovingiens :
Thalasisus ; Victor ; Chanarus ; Numitius ; Licerius ; Themerus ; Bertegesillus ; Rodomarus ; Ansoldus ; Ribertus ; Cogerimus ; Anselmus ; Maurinus ; Himbertus ; Clément ; Constantinus ; Radingus ; Ercambertus ; Rocoaldus ; Miroldus ; Austringus ; Deodatus ; Andreas ; Hodingus ; Adalmanus ; Ragimbertus ; Hildemanus ;
Erminfridus
, en 853 il est désigné au nombre des "missi dominici" chargés d'inspecter les pays de Paris, Meaux, Senlis, Beauvais, Vendeuil et le Vexin. Il est massacré en 859 dans sa ville épiscopale pendant une nouvelle apparition des Normands et des Danois.
Odo, Beauvaisien, doué d'une grande intelligence, il avait acquis une instruction bien supérieure à celle des plus grands personnages de son temps. Il fut un prélat aimé pour ses qualités personnelles et sa bienfaisance. Il meurt en 881 en laissant à l'Eglise une grande partie de ses biens.
Hrotgarius ;
Honoratus
888-900 ;
Herluin 909-921 ;
Bovon ; Hildegar ;
Walleran
933-972 ;
Hervé 987-997, cité comme ayant jeté les fondements de la cathédrale ;
Hugues ;
Roger Ier de Blois
1002-1022,

faussement surnommé Roger de Champagne, devint garde-des-sceaux des rois Hugues-Capet et Robert. C'est sous lui que le comté de Beauvais fut uni à l'évêché.

Garin 1022-1030 ;
Drogon 1035-1058 ;
Guilbert 1059-1063 ;
Guido 1063-1085, démissionnaire ;
Ursion 1085-1089 ;
Foulques de Dammartin 1089-1095 ;
Roger II 1095-1096. Il assiste au concile de Clermont et part pour la première Croisade. Il meurt en captivité à Babylone d'Egypte ;
Ansel 1096-1099 ;
Pierre de Dammartin 1114-1133 ;
Odon II 1133-1144,

dit l'illustre. Religieux de Saint-Germer, ami de Suger, il aida à la fondation des abbayes de Froidmont et de Beaupré. Il mit à profit les croisades pour éloigner de son diocèse des seigneurs qui ravageaient le pays tel Evrard de Breteuil qui part avec Louis VII ou Pierre de Milly. L'évêque écrit au sujet de ce dernier à son ami Suger : " Nous avons trouvé le moyen de délivrer le pays d'un tel fléau et de sauver son âme. Il promet de faire le voyage de Terre sainte et de prendre la croix si, par la bienveillante dispensation de l'Eglise, il est absous de l'anathème recouru par lui, à cause de la nièce de Manassès, qu'il a pris pour épouse. Que votre sagesse entretienne le roi de cette affaire. "

Odon III 1144-1148 ;
Henri de France 1149-1162,

quatrième fils de Louis-le-Gros et frère de Louis-le-Jeune. De son temps commencèrent les différents entre l'évêché et la ville, à l'occasion de la commune récemment accordée. Il fut transféré en 1162 à l'archevêché de Reims ;

Barthélémi de Montcornet 1162-1175 ;
Philippe de Dreux 1175-1217,

neveu du précédent et de Louis-le-Jeune, prélat guerrier, aventureux, comte féodal, il est l'un des croisés du XIIe siècle.

  • Fait prisonnier par les Anglais à l'attaque de Milly, en 1196, il est détenu sous Richard-cœur-de-lion. Il commença en 1206 le défrichement de la forêt de Bray. Il fit construire le château de Bresles et démolir celui de La Neuville-en-Hez qui appartenait à la maison de Clermont.
  • Il était aussi le neveu de Philippe Auguste qui se rendit à Beauvais en 1202 pour pacifier un différent entre l'évêque et la commune. A cette occasion, le roi délivra une charte portant donation temporaire de la seigneurie de Formerie au prélat Philippe de Dreux.
  • Il prit aussi une part importante à la bataille de Bouvines le 25 juillet 1214 au côté de son frère ; le chroniqueur raconte " comme il tenait par hasard une massue à la main dissimulant sa qualité d'évêque il frappe l'anglais sur le sommet de la tête, brise son casque et le renverse sur la terre " mais s'il est violent, il est désintéressé et abandonne le prix de la rançon " attendu qu'il n'est jamais permis à un prêtre de se trouver en de telles rencontres. "
  • 2 fois prisonnier par les Turcs et par les Anglais, il est aussi le vainqueur sans gloire des Albigeois.
  • Il avait consacré l'église Saint-Thomas de Beauvais en 1189 pour " le soin à donner aux pauvres clercs. "

Milon de Nanteuil 1217-1234 se croisa avec Louis VIII contre les Albigeois.

Il eut avec Saint Louis de grandes difficultés à l'occasion de la nomination d'un maire, affaire à l'occasion de laquelle six conciles provinciaux furent tenus à Noyon, Senlis, Laon et Saint-Quentin. L'évêque mit alors son diocèse en interdit ; mais craignant l'autorité royale, il se rendit aussitôt à Rome où il mourut en 1234. Le différent ne prit fin qu'en 1248.

Godefrtoi de Clermont 1234-1236 ;
Robert de Cressonsacq 1237-1248 décédé dans l'île de Chypre ;
Guillaume de Gres 1249-1267 ;
Renaud de Nanteuil 1267-1283 ;
Thibaud de Nanteuil 1283-1300 ;
Simon de Clermont de Nesle 1301-1312, avait été transféré de Noyon à Beauvais en 1301.

Il partagea avec Mathieu, abbé de Saint-Denis, l'administration du royaume pendant le voyage de Saint Louis à la deuxième croisade. Il fut du petit nombre des évêques qui soutinrent Philippe-le-Bel contre les prétentions de Boniface VIII.

Jean de Marigny 1313-1347, frère du célèbre Enguerrand, général des finances.

C'était un homme de guerre et un homme d'état.

  • Il fut l'un des commissaires envoyés dans le Levant, avec l'amiral Jean de Chepoix, pour préparer une nouvelle occupation de la Terre sainte.
  • Il fit échouer en 1329 les prétentions du roi d'Angleterre à la régence de France.
  • Il reçut deux fois la commission de garde-des-sceaux.
  • Il repoussa vigoureusement vers 1346 une attaque des Anglais contre la ville de Beauvais.
  • Il passa en 1347 à l'archevêché de Rouen.

Guillaume Bertran 1347-1356 transféré de Bayeux à Beauvais ;
Philippe d'Alançon 1356-1360 transféré à l'archevêché de Rouen ;
Jean de Dormans 1360-1368 fut transféré de l'évêché de Lisieux à celui de Beauvais en 1359.

Nommé chancelier de France en 1357, il devint cardinal le 29 septembre 1368 mais démisionna peu de temps après. Il fonda le 8 mai 1370 le collège dit de Beauvais, dans l'université de Paris. Il mourut en 1373.

Jean d'Augerant 1368-1375, transféré de Chartres à Beauvais.
Milon de Dormans 1375-1387 est le neveu du précédent.

Premier président de la chambre des comptes, évêque d'Angers, il fut transféré au siège de Beauvais le 14 avril 1375. Il assista Duguesclin à la prise de Saint-Sauveur-le-Vicomte, devint chancelier de France en octobre 1380, commanda un corps d'armée à la bataille de Courtrai, livrée contre les Flamands, le 11 novembre 1381.

Guillaume de Vienne 1387-1388 transféré d'Autun à Beauvais, puis à l'archevêché de Rouen ;
Thomas d'Estouteville 1388-1395 ;
Louis d'Orléans 1395-1397 transféré de Poitiers à Beauvais, meurt à Jérusalem ;
Pierre de Savoisy 1398-1412 transféré du Mans à Beauvais ;
Bernard de Chevenon 1413-1420 transféré d'Amiens à Beauvais ;
Pierre Cauchon 1420-1432 ;
Jean Juvenal des Ursins 1432-1444 transféré à Laon ;
Guillaume d'Hellande 1444-1462 ;
Jean de Bar 1462-1488 ;
Louis de Villiers de la maison de l'Isle-Adam 1497-1521, fut le dernier prélat élu. (Ils furent ensuite désignés par le roi).
Antoine Lascaris de Tende 1523-1530 était évêque de Riez

lorsque le roi le désigna pour le siège de Beauvais. Il démissionna le 21 février 1530 et permuta avec Charles de Villiers 1530-1535 alors évêque de Limoges.

Le cardinal Odet de Coligny de Chatillon 1535-1569. Né en 1517.

  • Il est de grande noblesse : c'est le fils de Coligny, maréchal de France, et de Louise de Montmorency, sœur du connétable Anne ; Gaspard de Coligny, le fameux amiral victime de la Saint-Barthélémy, est son frère.
  • Très jeune, sans être prêtre, il est pourvu de riches bénéfices ecclésiastiques par François Ier : cardinal à 16 ans, archevêque de Toulouse à 18, évêque-comte de Beauvais à 20.
  • Sans aucune vocation religieuse, il mène la vie d'un grand seigneur, donnant des fêtes à Paris, à Beauvais - dans l'évêché nouvellement construit -, à Bresles dont il embellit le château et les jardins et où il reçoit Catherine de Médicis, le cardinal de Guise et toute la cour. Ainsi en 1555 la ville de Beauvais est en émoi car elle se prépare à recevoir son roi Henri II. Odet de Coligny l'accueille dans son palais à Bresles et accompagne le cortège royal lorsque celui-ci part chasser.
  • Pourtant ce "seigneur débonnaire, amateur de lettres et de la vertu", généreux pour les pauvres, ami de Michel de Lhopital, de Ronsard et de Rabelais va aider, sous l'influence de ses frères, la naissante communauté réformée, installée à Beauvais dans la paroisse Saint-Gilles et qui essaime dans le faubourg Saint-Jacques.
  • En avril 1561 il "saute le pas" et abjure le catholicisme au château de Merlemont.
  • En 1563 il est déposé du cardinalat ; les Beauvaisiens se plaignent "de n'avoir notre évêque pour montrer la manière de vivre en gens de bien et comme chrétiens." Les chanoines à leur tour s'enflamment contre le cardinal hérétique d'autant qu'il prend part à la bataille de Saint-Denis dans l'armée calviniste où les protestants sont battus.
  • En 1568 il est déclaré "rebelle, criminel de lèse-majesté, déchu de ses titres et bénéfices." Menacé de prison et de mort il doit quitter Bresles en hâte et gagne l'Angleterre. Il y est fort bien accueilli. Ses contemporains le décrivent comme "un beau vieillard, d'une belle taille, ayant la barbe longue et blanche… Vêtu toujours de noir, d'une grande saie de velours ou de satin avec un long manteau"
  • Il meurt en 1571 sans doute empoisonné.
  • Il est enterré à l'abbaye de Canterbury. C'est le seul prélat à être passé au protestantisme.

Le cardinal Charles de Bourbon 1569-1575 alors archevêque de Rouen,
              reçut l'évêché de Beauvais du roi Charles IX.
Nicolas Fumée 1575-1593, abbé de la Couture, évêque du Mans, était l'aumônier du roi.

Prélat vertueux, éclairé, ennemi de la Ligue, il fut chassé de Beauvais par les ligueurs et emmené prisonnier à Noyon. Pour sa libération, il fut contraint de payer une rançon de 900 écus. Il contribua par la suite à la conversion d'Henri IV, qui avait pour lui le plus profond respect.

René Potier 1596-1616 était le fils d'un président au parlement de Paris.

Nommé en 1595, il ne put prendre possession de son évêché que 3 ans plus tard. Il ne résida pas à Beauvais, les affaires de l'état le retenant constamment à Paris. Il s'installe enfin à Beauvais en 1616 mais meurt peu de mois après.

Augustin Potier 1617-1650 était le frère du précédent.

Il prit part lui aussi aux affaires publiques. Grand aumônier de la reine Anne d'Autriche, cette princesse l'apella au ministère, mais il fut rapidement supplanté par Mazarin. Il revint alors dans son diocèse dont il s'occupa sans relâche jusqu'à sa mort au château de Bresles en 1650.

Nicolas Choart de Buzenval 1651-1679.

Nommé évêque par l'entremise de son oncle, Augustin Potier. Il ménera une vie de prière et de charité. Il a le souci du sort des miséreux et de la qualité des prêtres. Conseillé par Godefroy Hermant, son ami, il va s'opposer aux chanoines de Beauvais, qui, eux, refusent le jansénisme, ceci avec la bénédiction du roi Louis XIV. Devant la menace d'un schisme, le pape s'adoucit et l'évêque finit par s'incliner. Il mourut le 12 août 1679, vénéré par le peuple.

Le cardinal Toussaint de Forbin-Janson 1679-1713, évêque de Marseille.

Fait partie d'une des plus illustres maisons de Provence. Son mérite extraordinaire le fit employer aux négociations les plus importantes (telles avec la Pologne). Envoyé à Rome en 1690 et 1700, il fut promu, en 1706, à la dignité de grand aumônier. Il mourut le 24 mars 1713, doyen des évêques de France, il avait 83 ans.
François-Honoré Antoine de Saint-Aignan 1713-1728, abbé de Saint-Germer, fut contraint d'échanger son siège contre l'abbaye de Saint-Victor de Marseille.

René Potier de Gesvres 1728-1772. Fils du duc de Tresmes, il reçut l'évêché du roi.

Son épiscopat dura 44 ans durant lesquelles il s'occupa sans faillir des intérêts du diocèse. Il n'hésita pas à recourir aux lettres de cachet pour extirper à jamais le jansénisme qui connaissait alors ses derniers soubresauts. Il rendit à la ville de Beauvais de nombreux services durant la disette de 1740 et la grande épidémie très meurtrière de 1750 en payant de ses propres deniers des médecins appelés de Paris. Il favorisa l'établissement des blanchisseries. Il reçut en avril 1756 le chapeau de cardinal à la grande satisfaction des Beauvaisiens. Il démissionne et se retire à Paris où il meurt le 26 juillet 1774. Il laissa une somme considérable au bureau des pauvres. Les anciens qui l'ont connu n'en parlent qu'avec un religieux respect.

Bienheureux François-Joseph de la Rochefoucauld 1772-1792. Il fut le dernier évêque de l'ancien diocèse.

 

Les évêques de Noyon de l'an 531 à la Révolution française

Saint Médard 531-556 ;
Faustin ; Gondoul ; Ebroul ; Bertinonde ;
Saint Achaire
a d'abord appartenu au clergé régulier de l'abbaye bénédictine de Luxeuil

qui jouissait d'une renommée exceptionnelle et y vécut de 580 à 620 environ. C'était un homme d'études, abonné à la prière et à la contemplation et un fin administrateur. Il siégea au concile de Reims avec les évêques de Beauvais, Senlis et quarante autres prélats pour relever la discipline et combattre le fléau de la simonie. Devint évêque de Noyon en 620. Il mourut le 27 novembre 693. Il fut inhumé dans la cathédrale de Noyon en un lieu demeuré inconnu ;

Saint Eloi 641-660 ;
Saint Mumolin 660-685. Il naît à Constance en Germanie vers 600

et appartient à l'une des plus nobles familles du pays. Il entre au monastère de Luxeuil. Son talent oratoire et l'ardeur de son zèle le firent remarquer par le roi Clotaire II qui le fit venir à la cour et lui confia la garde du Sceau royal. A la mort du roi, il reprit sa liberté et se rendit vers 640 auprès de Saint Omer pour évangiléser la région. Celui-ci le mit à la tête d'un monastère appelé le "Vieux Moustier". En 648, il fonda sur les bords de l'Aa, une grande abbaye, appelée Saint-Bertin qui fut le berceau de la ville de Saint-Omer. Il mourut le 16 octobre 685 et ses reliques furent transportées à la cathédrale de Noyon (en 1952, elles furent placées derrière l'autel - côté sud).

Gondoiun ; Autgaire ;
Chrasmar
, obtint de Chilpéric Ier le droit de battre monnaie ;
Guaroul ; Framenger ; Hunuan ; Gui ;
Saint Enneuce,
ancien coadjuteur ;
Elisée ; Adalfrede ; Didon ;
Gislebert
769-782, décédé en 782 ;
Pléon ; Wandelmar ; Ranegaire ;
Achard
, né en Bourgogne d'une famille noble, il quitte Noyon pour entrer au monastère de Luxeuil et devient un religieux accompli ;
Immon 840-860, massacré par les Normands en 860 à l'entrée de la cathédrale ;
Rainelme ;
Heidilon
, obtint de Charles-le-Simple la confirmation générale des biens de son église ;
Rambert ; Ayrard ;
Walbert
, bénédictin 932-936, décédé le 26 décembre 936. Il avait acquis en 932 la seigneurie de Canectancourt pour la donner aux chanoines de sa cathédrale qui la possédaient encore en 1790 ;
Transmar, bénédictin 937-950, décédé le 22 mars 950 ;
Raoul 950-952, décédé le 9 janvier 952 ;
Fulcher 954-955, décédé en 955 ;
Hadoul 955-977, décédé le 25 juin 977 ;
Lindoul 977-988, décédé le 5 novembre 988, obtint du pape Jean XV une confirmation des privilèges de ses deux évêchés ;
Adbod 989-997, décédé le 21 juin 997 ;
Hardouin, était de la maison de Croy.

Il fut fort attaqué pour avoir démoli une tour attenant à la cathédrale, ce qui lui valut un exil. Le roi le rappela à la recommandation du comte de Flandre, dont le prélat avait acheté la protection.

Hugues 1030-1044, décédé en 1044 ;
Baudouin 1044-1068, décédé en janvier 1068 ;
Radbod 1068-1098, l'un des historiens de saint Médard.

Il reçut du roi Philippe Ier le château de Quierzy, reste du palais célèbre sous le nom de Carisiacus, déjà donné aux évêques par Hugues Capet. Décédé en janvier 1098.

Baudri 1098-1113, d'abord chanoine et archidiacre de Noyon,

augmenta par ses donations l'aisance du chapître. Il est plus justement célèbre pour avoir institué la commune de cette ville. Décédé le 31 mai 1113.

Lambert 1114-1122, décédé le 7 juillet 1122 ;
Simon 1123-1148, de la maison de Vermandois et de sang royal.

Il était le cousin de Louis-le-Gros. Au milieu du VIIe siècle, saint Eloi, évêque de Noyon, fonde à quelques kilomètres de sa ville épiscopale, un oratoire où il aimait venir se recueillir. En 1115, Simon demande à saint Bernard de Clairvaux, une fondation monastique à ce même emplacement. Ce sera la fondation de l'abbaye d'Ourscamp. En 1134 une première abbatiale est construite. Devenue trop petite pour la communauté devenue très nombreuse, elle est intégrée à un ensemble architectural aux dimensions impressionnantes : 9 travées, 102 mètres de long, 24 mètres de large et 16 mètres de hauteur sous les voûtes.
Ayant accompagné Louis-le-Jeune dans l'expédition de Jérusalem, il mourut le 10 février 1148 à Séleucie. Ses restes furent inhumés dans l'église du monastère qu'il avait fondé. Ce évêque est le dernier qui ait réuni sous un même chef les diocèses de Noyon et de Tournai, la division des sièges ayant été ordonnée et consommée pendant son absence vers l'an 1146. Il avait donné en 1141 aux chevaliers du Temple l'église de Passel qu'il avait retiré des mains de Guy, écuyer et seigneur du lieu.

Baudouin de Boulogne 1148-1167, décédé le 4 mai 1167 ;
Bauduin de Beuseberg 1167-1174, décédé en 1174 ;
Renaud 1175-1188, assista en 1179 au sacre de Philippe-Auguste comme pair ecclésiastique.

Décédé en 1188. Ses successeurs prirent tous le titre de pair et comte. Ils durent la pairie à la réunion à leur siège épiscopal du comté de Noyon, qui était un fief immédiat de la couronne.

Etienne Ier de Nemours 1188-1221, fut l'un des ambassadeurs chargés d'aller demander la main

d'Ingerbuge, sœur du roi de Danemarck, pour Philippe-Auguste. Il conduisit la princesse en France, assista au mariage et servit ensuite de témoin avec les évêques de Beauvais, Chartres et Orléans entre autres pour faire rompre cette union. Il affranchit le roi, au mois d'octobre 1213, de l'hommage que les comtes de Vermandois devaient au siège de Noyon. Il avait bâti vers 1200 le château de Carlepont et donné aux habitants une commune que le roi confirma en 1222. Décédé le 1er septembre 1221.

Gérard de Bazoches 1222-1228, décédé en 1228 ;
Nicolas de Roye 1228-1240, décédé en 1240 ;
Pierre Ier surnommé Charlot 1240-1249, fils naturel de Philippe-Auguste.

Il fut légitimé par le pape Honorius III. C'est à lui que Guillaume le Breton dédia sa Philippéide. Ayant accompagné Saint Louis dans son premier voyage en Terre sainte, il mourut près de Chypre le 9 octobre 1249.

Vermond de la Boissière 1250-1272, obtint en 1250 du pape Innocent IV une bulle portant défense d'admettre dans le chapître des individus de condition serve. Décédé en 1272.
Gui des Prez 1272-1297, décédé le 11 janvier 1297 ;
Simon de Nesle de la maison de Clermont ;
Pierre de Ferrières promu archevêque d'Arles le 23 août 1303 ;
André le Moine de Crécy 1304-1315, décédé en avril 1315 ;
Florent de la Boissière abdique en 1317 ;
Foucaud de Rochechouart promu archevêque de Bourges en 1331 ;
Guillaume de Bertrand transféré à Bayeux en 1338 ;
Etienne Aubert 1338-1362 ;
Pierre André transféré à Clermont en 1342 ;
Bernard Brion ou Le Brun chancelier de France, transféré à Auxerre en 1348 ;
Gui de Comborn ;
Firmin de Coquerel
1349-1350, chancelier de France, décédé en janvier 1350 ;
Philippe d'Arbois, transféré en 1351 à Tournai ;
Jean de Meulan transféré à Paris en 1352 ;
Gilles de Lorris 1352-1388, conseiller du roi, élu en 1351,

conduisit la noblesse du pays à l'attaque du château de Mauconseil et demeura prisonnier des Navarrois. Il était inhumé dans le chœur de la cathédrale. Décédé le 28 novembre 1388.

Philippe de Moulins 1388-1409, fut transféré de l'évêché d'Evreux à celui de Noyon.

Conseiller du roi, président en la cour des aides au mois de février 1388. Il était inhumé aux Célestins de Paris, et son épitaphe portait qu'il avait servi pendant 56 ans les rois Jean, Charles V et Charles VI. Décédé le 31 juillet 1409.

Pierre Fresnel passa en 1409 de l'évêché de Meaux à celui de Noyon.

 Il fut envoyé l'année suivante en Angleterre où il négocia sans résultat la paix. Il demeura longtremps prisonnier des bourguignons dans le château du Crotoy. Transféré à Lisieux en 1415.

Raoul de Coucy 1415-1424, décédé le 17 mai 1424 ;
Jean de Mailly 1425-1473, fut l'un des juges de Jeanne d'Arc.

Il assista, le 17 septembre 1425 au sacre dans la cathédrale de Paris d'Henri d'Angleterre dont il devint le garde des sceaux. Il contribua à la paix d'Arras et rendit hommage dans Tours au roi Charles VII. Décédé le 14 février 1473.

Guillaume Marafin 1473-1501, décédé le 7 août 1501.
Charles de Hangest 1501-1528, présida aux conférences qui eurent lieu sans résultat

dans son palais, entre les plénipotentiaires de François Ier et ceux de Charles-Quint. Décédé le 30 juin 1528.

Jean de Hangest 1525-1577, neveu du précédent, décédé le 4 février 1577 ;
Claude d'Angennes de Rambouillet, conseiller au parlement de Paris ;
Gabriel le Genevois de Bleigny 1588-1593, décédé le 18 octobre 1593 ;
Jean Meusnier 1590-1594 ;
François-Anibal d'Estrées, marquis de Cœuvres ;
Charles de Balsac 1596-1625, archidiacre de Rouen, trésorier de la Sainte-Chapelle,
               abbé de Saint-Georges de Bocherville. Décédé le 29 novembre 1625.
Henri de Baradat 1626-1660, chanoine de Paris qui concourut de sa présence à la défense de la

ville lors de l'attaque des espagnols en 1636. Décédé le 25 août 1660.

François de Clermont-Tonnerre 1661-1701, docteur de la Sorbonne,

abbé de Molesme et de Saint-Martin de Laon, commandeur du Saint-Esprit, de l'Académie française. Fut un visiteur soigneux de ses paroisses, l'un des meilleurs de la réforme catholique. Connu pour ses excentricités. Décédé le 15 février 1701. Il y a dans la nef de l'église de Passel l'inscription : " par l'illustre munificence du très-grand roi Louis XIV la pieuse générosité de François de Clermont-Tonnerre qui gouverna le diocèse de 1664 à 1700, évêque de Noyon et le secours bienfaisant des révérends pères chartreux du Mont-Renaud, la nef de cette église paroissiale tombée en ruine avec les chapelles adjacentes a été réparée avec la splendeur due à la gloire et à la grandeur de Dieu dont la demeure est sainte et sacrée. L'an du seigneur 1696 " (Graves)

Claude-Maur d'Aubigné 1701-1707, abbé de la Victoire près de Senlis,

promu archevêque de Rouen le 24 décembre 1707. Il était l'ami et le protégé de Madame de Maintenon et de son directeur l'évêque de Chartres, Paul Godet des Marais.

Charles François de Chateauneuf de Rochebonne ami du duc de Saint-Simon et devenu prélat

des Gaules en 1731. Il encouragea l'enseignement féminin rural. Dans un mandement de 1724, il reconnaissait que " toutes les villes de notre diocèse et toutes les paroisses de campagne ont aussi des maîtres d'écoles pour l'instruction des garçons, auxquels les fabriques et les habitants fournissent la substance. "

Claude de Rouvroy de Saint-Simon, membre de la famille des Saint-Simon ;
Jean-François de la Cropte de Bourzac 1734-1766. En 1739, voulant généraliser les

"écoles de charité" il installa à Noyon des Frères des écoles chrétiennes. Ces Frères qui assuraient un enseignement gratuit eurent un grand succès jusqu'à la Révolution. Bâtisseur en 1762 du vaste château de Carlepont qu'il entoura de jardins à la française. Décédé le 23 janvier 1766.

Charles de Broglie 1766-1777 considéré par ses pairs comme un homme du monde raffiné,
recevant en grand seigneur et pourtant empreint de charité. Décédé le 20 septembre 1777.
Louis-André de Grimaldi 1778-1808, de la maison de Monaco, décédé à Londres en 1808.
Il est le dernier évêque de Noyon, le diocèse ayant été supprimé le 12 juillet 1790.

 

Les évêques de Senlis du IIIe siècle à la Révolution française

Saint Rieul ; Nicenus ; Mansuetus ; Venustus ; Tanitus ; Jocundus ; Protritus ; Modestus ; Saint Levain ; Passivus ; Nonnulus ; Gonotigernus ;
Saint Létard,
il quitte le siège de Senlis pour accompagner en Angleterre Berthe, fille de Caribert, roi de Paris, lorsque la princesse eût épousé Ethelberd, roi de Kent.

Saint Sanctin évêque en 566. Sa mémoire était en vénération dans l'église de Senlis.
Une ancienne porte de la ville avait le nom de ce prélat dont on célébrait la fête le 7 janvier.

Maculfus est connu pour avoir inhumé le roi Chilpéric III, assassiné à Chelles en 586 par Landry, maire du palais.
Saint Agomer ; saint Aubert ; saint Erambert ; Vulfredus ; Amalsindus ; Bertholinus ; Odonius ; Adembertus ; Reginaldus ;
Ermeno
décédé vers 824 ;
Godefridus décédé vers 839 ;
Herpoin, décédé en 871 ;
Hadebertus, décédé en 897 ;
Otfridus, décédé vers 918 ;
Adelelmus, décédé en 936 ;
Bernuinus ;
Contebert
, décédé en 947 ;
Ives Ier, décédé vers 965 ;
Constance, décédé vers 996 ;
Eudes Ier, décédé vers 996 ;
Robert Ier, décédé en 1008 ;
Raoul ;
Gui-Le-Bon
, décédé en 1042 ;
Frolland, décédé en 1067 ;
Eudes II ;
Roland ,
décédé en 1075 ;
Ingelard ; Ives II ;
Ursion
1081-1094. Il fut chancelier ou vice-chancelier du roi Philippez, dont il bénit en 1092 le troisième mariage avec Bertrade femme de Foulque-Réchin comte d'Anjou, ce qui lui attira les censures de Rome.
Létaud, décédé en 1099 ;
Hubert, décédé en 1115 ;
Clarembaud, décédé vers 1134 ;
Pierre Ier, décédé vers 1151 ;
Thibaud, décédé vers 1155 ;
Amauri, décédé vers 1166 ;
Henri, décédé en 1185. Il avait été abbé de Saint-Quentin de Beauvais ; il transféra la cathédrale, de l'église Saint-Rieul dans celle de Notre-Dame.
Geoffroi III, décédé en 1214. Il dédia la nouvelle cathédrale sous l'invocation de la Vierge en 1191.
Guerin 1213-, de Pont-Sainte-Maxence,

chancelier sous le rêgne de Philippe Auguste, de Louis VIII et saint Louis. Il est le créateur du trésor des chartes. A partir de 1213, il marque la ville de son sceau en faisant construire outre l'abbaye de la Victoire, la chapelle qui porte son nom. Conseiller écouté par le roi puis par Louis VIII, il semble qu'ensuite il ne s'entende pas très bien avec la régente Blanche de Castille. Il se retire alors à l'abbaye de Chaalis, à quelques kilomètres de Senlis où il décéde en 1228 ;

Adam de Chambly, décédé en 1258. Il est l'un des exécuteurs testamentaires de la reine Blanche ;
Robert II de la Houssaye, décédé en 1260 ;
Robert III de la maison de Cressonsacq, neveu de l'évêque de Beauvais du même nom, décédé en 1271 ;
Gautier de Chambly, grand aumônier de France en 1287. Il fut chargé par le roi Philippe-le-Bel de suivre l'exécution de ses dernières volontés, décédé en 1289 ;
Pierre II de Cailleu, décédé en 1299 ;
Gui de Plailly, décédé en 1308 ;
Guillaume de Béronne, décédé en 1313 ;
Pierre III de Barrière, décédé en 1334 ;
Vaast de Villiers, décédé en 1337 ;
Etienne de Villiers, décédé en 1339 ;
Robert IV de Plailly, décédé en 1344 ;
Pierre IV de Cros, change de siège en 1349 ;
Denys Ier le Grand, décédé en 1351 ;
Pierre V de Treigny, décédé en 1356 ;
Adam II de Nemours, décédé en 1377 ;
Marin, décédé en 1379 ;
Pierre VI de Proverville, décédé en 1380 ;
Jean Dieudonné, décédé en 1409 ;
Pierre VII de Plaoul, originaire de Picardie.

Il a acquis un grand renom à l'université de Paris pendant le schisme du quatorzième siècle. Il assista au concile de Pise de 1409. Il meurt en 1415 ;

Jean II d'Achery, professeur de théologie à l'université de Paris,

député par cette corporation au concile de Constance de 1413. Il meurt, massacré à Paris le 12 juin 1418 avec les partisans des d'Armagnac, et son cadavre mutilé est traîné dans les rues.

Pierre VIII de Chissey, décédé en 1422 ;
Jean III Fouquerel, décédé en 1429 ;
Guillaume II de Hotot, décédé en 1434 ;
Jean IV Raphaël 1434-, conseiller de la reine Isabelle de Bavière, quitte son siège en 1447 ;
Simon Bonnet, décédé en 1496 ;
Jean V Neveu, décédé en 1499 ;
Charles de Blanchefort, décédé en 1515 ;
Jean VI Calveau, décédé en 1522 ;
Artus Fillon 1521-1526, prêtre savant de Normandie, auteur d'ouvrages estimés en leur temps.

Il fonda l'ancien collège de Senlis, fit imprimer le bréviaire, réglementa les religieuses de l'hôtel-dieu. Décédé en 1526 ;

Oudard Hennequin 1526-, aumônier de François Ier, évêque de Troyes en 1527 ;
Guillaume III Parvy 1528-1536, il appartenait à l'ordre des frères prêcheurs. Il devint

successivement confesseur de Louis XII et François Ier, inquisiteur de la foi en France, prédicateur à la cour. Décédé en 1536 ;

René le Roullier, abbé d'Hérivaux. Décédé en 1559 ;
Crespin de Brichanteau, confesseur de François Ier, décédé en 1560 ;
Louis Guillard, décédé en 1561 ;
Pierre IX Chevalier, décédé en 1583 ;
Guillaume IV Rose 1584-, prédicateur à la cour de Henri III avant d'être élevé à l'épiscopat.
            Il se jeta à corps perdu dans le parti de la Ligue. Décédé en 1602 ;

Antoine Rose, neveu du précédent, évêque de Clermont en 1610 ;
François de la Rochefoucauld, conseiller d'état, obtint en 1605 le cordon du Saint-Esprit

et deux ans plus tard le cardinalat, parvint à la dignité de grand-aumônier en 1618, fut chargé par le pape Grégoire XV de la réforme des ordres de Saint-Augustin, de Saint-Benoît et de Saint-Bernard, devint ensuite premier ministre et chef du conseil du roi en septembre 1622, décédé en 1622 ;

Nicolas Sanguin, conseiller d'état, décédé en 1651 ;
Denys II Sanguin, neveu du précédent, décédé en 1702 ;
Jean-François de Chamillart, ancien évêque de Dol, frère du controleur-général des finances, décédé en 1714 ;
François-Firmin Trudaine, décédé en 1754 ;
Armand de Roquelaure, aumônier des rois Louis XV et Louis XVI, conseiller d'état,

membre de l'académie française, abbé de Saint-Germer. Incarcéré dans Arras sous le régime de la terreur, nommé archevêque de Malines en 1802. Il est décédé le 23 avril 1818 et fut inhumé dans la cathédrale.

 

La période révolutionnaire

Rapidement la Révolution va s'affronter à l'Eglise catholique. Pour venir à bout de la résistance du clergé, la Constituante crée le 27 novembre 1790 la Constitution civile du clergé - acceptée par le roi Louis XVI - instituant que les évêques et les curés seraient désormais élus et salariés de l'Etat et que l'investiture par le pape n'était plus nécessaire.
Ils sont tenus, désormais, de prêter serment de fidélité à la Constitution, serment qui devient obligatoire à partir de janvier 1791. Ainsi deux clergés vont s'opposer : l'un "réfractaire" refusant de prêter serment et l'autre "jureur". Les anciens évêques de Beauvais, Senlis et Noyon vont lutter avec vigueur contre cette constitution civile du clergé. Mais le plus visible est la suppression du siège de Noyon au profit d'un "diocèse de l'Oise" dont le premier titulaire est à Beauvais le jureur normand Massieu.

Jean-Baptiste Massieu 1791-1793. Il est né le 17 septembre 1743 à Pontoise.

D'abord professeur à Nancy puis à Vernon il est nommé curé de Cergy en 1782. Il est député du clergé du baillage de Senlis et élu député constitutionnel de l'Oise en 1791 lorsqu' il est élu évêque du département à Beauvais le 21 février 1791 par 193 voix sur 331. Lorsque la Convention l'envoie comme représentant en mission auprès des armées de l'Est, il y fait la connaissance de Marie Odile Briquelet. Il abdique ses fonctions sacerdotales pour l'épouser en 1793. Après Thermidor, il est arrêté le 9 avril 1795 en même temps que Fouchet. Libéré par la loi d'amnistie du 4 brumaire an IV, il obtient non sans peine un poste de professeur à l'école normale de Seine et Oise puis est nommé plus tard archiviste aux bureaux de la guerre et il conserve cette fonction sous l'Empire ; proscrit en 1815 comme régicide, il s'exile à Bruxelles et y meurt dans la misère le 6 juin 1818.

 

Les évêques d'Amiens, Beauvais et Noyon avant le rétablissement de l'évêché de Beauvais

Napoléon Ier négocie la paix religieuse avec le pape Pie VII. Le 16 juillet 1801 le concordat est signé ; on rétablit la liberté de culte, on reconnaît la religion catholique comme religion majoritaire, les églises sont restituées au clergé. Les évêchés sont rétablis. Cependant celui de Beauvais est réuni à l'évêché d'Amiens car le département de l'Oise fait partie de la circonscription attribuée au nouveau diocèse d'Amiens.

Le siège de Beauvais n'est rétabli qu'en octobre 1822 ; mais ayant maintenant les limites du département, il n'est plus le même. Son étendue est plus vaste, quoiqu'il n'embrasse pas toutes les paroisses de sa première circonscription car le diocèse comprenait en 1788, 400 cures, 52 vicariats, 280 chapelles réparties entre les 10 doyennés.

Jean-Chrisostôme de Villaret 1802-1805. Il naît à Rodez le 27 janvier 1739.

Aumônier du collège de Brienne où a étudié le jeune Bonaparte c'est tout naturellemùent qu'il devient évêque par décret du Premier consul en date du 20 germinal an X. A peine arrivé il doit se rendre à Beauvais célébrer la messe dans l'église cathédrale, en l'honneur du Premier consul qui était arrivé la veille avec Joséphine. Ayant ordonné la fermeture des chapelles particulières, il fit cependant une exception pour l'oratoire de mère Julie Billiard. Décédé à Paris en 1824.

Jean-François de Mandolx 1805-1817. Il est né à Marseille le 20 octobre 1744.

Son premier geste d'évêque est de rétablir l'antique procession de sainte Angadrême à Beauvais vers le 14 octobre de chaque année. Il a célébré avec enthousiasme les grands événements de l'Empire et de la Restauration. Il meurt le 16 septembre 1816.

Marc-Marie de Bombelles 1819-1822. Il est né à Bitche, en Moselle, le 8 octobre 1744.

Il est employé dans l'armée et dans la diplomatie sous Louis XVI. A la mort de sa femme, il entre dans les ordres et devient sous la Restauration, le premier aumônier de la duchesse de Berry. Il est appelé à l'évêché par Louis XVIII le 20 août 1817. Il vient peu dans l'Oise, abandonnant l'administration du diocèse à M. Clausel de Coussergues. Il meurt à Paris le 5 mars 1822.

Jean-Pierre de Gallien de Chabons 1822-1823. Il est né à Grenoble le 11 mai 1756.

Il est grand prévôt au chapître de cette ville avant la Révolution puis aumônier du comte d'Artois en 1814. Nommé en 1822, il n'est que quelques mois évêque de Beauvais, le diocèse étant rétabli à cette date, cependant il demeure évêque d'Amiens jusqu'en 1837. Nommé Pair de France en 1824. Il meurt le 24 décembre 1838 à Fontainebleau et est inhumé dans la cathédrale d'Amiens.

 

Les évêques de Beauvais depuis le rétablissement de l'évêché de Beauvais

Claude-Louis de Lesquen 1823-1825, transféré à Rennes, décédé en 1855 à Dinan.
François-Hyacinthe-Jean Feutrier 1825-1830
Vacance de poste de 1830 à 1833
Jean-Louis-Simon Lemercier 1832-1838, démissionne, décédé en 1843 à Paris
Pierre-Marie Cottret 1838-1841
Joseph-Armand Gignoux 1842-1878 - Auxiliaire : Thierry Obré de 1877 à 1878.

Un bref du pape Pie IX du 12 avril 1851, approuvé le 13 janvier 1852, par le prince Napoléon Bonaparte, président de le République, autorisa Mgr Gignoux et ses successeurs à porter les titres des diocèses supprimés de Noyon et Senlis.

François-Edouard Hasley 1878-1880, transféré à Avignon puis à Cambrai, décédé en 1888
Désiré-Joseph Dennel 1880-1884, transféré à Arras, décédé en 1891
Joseph-Maxence Peronne 1884-1892
Edmond-Frédéric Fuzet 1893-1900, transféré à Saint-Denis de la Réunion à Beauvais puis à Rouen, décédé en 1915
Marie-Jean-Célestin Douais 1900-1915
Eugène-Stanislas Le Senne 1915-1837
Félix Roeder, démissionne 1937-1955, devient évêque titulaire d'Anthedon en 1955, décédé en 1965
Pierre-Mararie Lacointe 1955-1965 - Auxiliaire : Jacques Patria de 1962 à 1965
Stéphane Demazières 1965-1978, démissionne, décédé en 1999
Jacques Jullien 1978-1984, coadjuteur puis archevêque de Rennes jusqu'en 1998, en retraite
Adolphe-Marie Hardy 1985-1995, en retraite
Guy Thomazeau 1996-2003, coadjuteur en 1994, archevêque de Montpellier
Jean-Paul James 2003-2009, puis nommé évêque de Nantes
Jacques Benoit-Gonnin 2010-...